{"id":14121,"date":"2025-02-16T16:57:44","date_gmt":"2025-02-16T16:57:44","guid":{"rendered":"https:\/\/ladepeche.mr\/?p=14121"},"modified":"2025-02-16T16:57:44","modified_gmt":"2025-02-16T16:57:44","slug":"exploitation-artisanale-de-lor-rien-ne-va-plus-entre-producteurs-et-maaden","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ladepeche.mr\/?p=14121","title":{"rendered":"Exploitation artisanale de l\u2019or\u00a0: Rien ne va plus entre producteurs et Maaden"},"content":{"rendered":"<p>Les producteurs artisans et semi-industriels refusent depuis quelques jours de remettre entre les mains de Maaden leur production. Les raisons invoqu\u00e9es sont multiples : hausses de la taxation et retard de paiements.<\/p>\n<p>Septembre 2024, le premier Ministre, Mokhtar Ould Diaye, promettait que des efforts visant entre autres objectifs \u00e0 encadrer l\u2019orpaillage, \u00e0 en garantir l\u2019int\u00e9gration \u00e0 l\u2019\u00e9conomie et \u00e0 en rehausser la productivit\u00e9 seraient consentis dans le cadre de l\u2019action de son gouvernement. Une profession de foi que les administrations se devaient de traduire, dans les faits, sur le terrain.<\/p>\n<p>Dans ce cadre, un \u00e9norme soup\u00e7on p\u00e8se sur l\u2019agence Maaden Mauritanie que l\u2019Etat a charg\u00e9, selon la loi 2022-026 \u00ab\u00a0d\u2019encadrer, organiser, exploiter et suivre les activit\u00e9s mini\u00e8res, artisanales et semi industrielles\u00a0\u00bb de ramer \u00e0 contre-courant de cette volont\u00e9 politique de booster la productivit\u00e9 de ce secteur qui a rapport\u00e9 en 2023 plus de 200 millions Usd. Les producteurs semi-industriels y sont repr\u00e9sent\u00e9s par 25 usines. Un sous-secteur qui occupe directement plus de 50.000 mauritaniens et 200.000 autres investis dans des activit\u00e9s en annexe \u00e0 l\u2019activit\u00e9 aurif\u00e8re artisanale et semi-industrielle.<\/p>\n<p>Face \u00e0 l\u2019amplification de leurs probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 la gestion de Maaden, les producteurs disent qu\u2019ils n\u2019en peuvent plus. Les promoteurs du sous-secteur se plaignent aujourd\u2019hui d\u2019une surench\u00e8re de la taxation. Celle-ci qui y irait crescendo se d\u00e9compose en 3% pour les taxes de douane et 6% pour la redevance d\u2019administration de Maaden Mauritanie. 2% des taxes douani\u00e8res retenues sont des acomptes, au titre l\u2019imp\u00f4t annuel sur les b\u00e9n\u00e9fices des soci\u00e9t\u00e9s (IS). Cette hausse ne s\u2019accompagne pas d\u2019une revalorisation du prix de cession du produit \u00e0 Maaden. En effet, selon certains acteurs, Maaden s\u2019en tient toujours \u00e0 un prix standard qui ne tient jamais compte de la hausse du prix de l\u2019or sur le march\u00e9 international. Or, il y aurait beaucoup \u00e0 perdre (ou \u00e0 gagner sur ce registre quand on n\u2019est pas producteur). Certains vont jusqu\u2019\u00e0 \u00e9voquer des questions \u00ab\u00a0obscures\u00a0\u00bb dans le calibrage de leurs productions. A cette h\u00e9r\u00e9sie, il faut aussi ajouter ces producteurs qui n\u2019ont pas toujours une surface financi\u00e8re tr\u00e8s importante et qui p\u00e2tissent aussi du temps et des lourdeurs de Maaden dans le paiement de leurs ristournes.<\/p>\n<p>Ces questions r\u00e9currentes sur la gestion de l\u2019orpaillage dans notre pays remettent d\u2019ailleurs au go\u00fbt du jour les lacunes d\u2019organisation de l\u2019agence Maaden qui tarde elle-m\u00eame \u00e0 se mettre aux normes de la transparence des industries extractives. Mais c\u2019est l\u00e0 une autre affaire.<\/p>\n<p>Nous y reviendrons<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les producteurs artisans et semi-industriels refusent depuis quelques jours de remettre entre les mains de Maaden leur production. Les raisons invoqu\u00e9es sont multiples : hausses de la taxation et retard de paiements. 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