{"id":15115,"date":"2025-04-16T11:06:12","date_gmt":"2025-04-16T11:06:12","guid":{"rendered":"https:\/\/ladepeche.mr\/?p=15115"},"modified":"2025-04-16T12:00:16","modified_gmt":"2025-04-16T12:00:16","slug":"une-pensee-au-maire-el-ghassem-ould-bellali-la-droite-en-proces","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ladepeche.mr\/?p=15115","title":{"rendered":"Une pens\u00e9e au maire El Ghassem Ould Bellali: La Droiture en proc\u00e8s"},"content":{"rendered":"<p>Dans un monde o\u00f9 la loyaut\u00e9 politique se n\u00e9gocie et o\u00f9 le service public devient souvent une simple vitrine d&#8217;ambition personnelle, rares sont ceux qui avancent sans masque, sans compromission, sans duplicit\u00e9. Rares sont les \u00e9lus qui osent affronter les temp\u00eates, non pour la gloire, mais pour les principes. Et parmi eux, \u00e0 contre-courant d&#8217;un syst\u00e8me qui broie l&#8217;authenticit\u00e9, se tient droit et digne un homme que j&#8217;ai observ\u00e9 des ann\u00e9es durant : El Ghassem Ould Bellali, maire de Nouadhibou.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/ladepeche.mr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/elghassem-oul_7.jpg\" alt=\"\" width=\"224\" height=\"225\" class=\"alignright size-full wp-image-15116\" srcset=\"https:\/\/ladepeche.mr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/elghassem-oul_7.jpg 224w, https:\/\/ladepeche.mr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/elghassem-oul_7-150x150.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 224px) 100vw, 224px\" \/><\/p>\n<p>Depuis son accession \u00e0 la t\u00eate de la commune, Ould Bellali n&#8217;a cess\u00e9 de montrer ce que peut \u00eatre la politique quand elle se fait proximit\u00e9, courage et v\u00e9rit\u00e9. Non pas celle des tribunes creuses ni celle des communiqu\u00e9s r\u00e9dig\u00e9s en l&#8217;absence du peuple, mais une politique vivante, organique, enracin\u00e9e dans le r\u00e9el. Il a \u00e9t\u00e9 de tous les quartiers, de toutes les dol\u00e9ances, des classes oubli\u00e9es, des \u00e9coles d\u00e9grad\u00e9es, des dispensaires n\u00e9glig\u00e9s. Il n&#8217;a pas attendu les grandes messes budg\u00e9taires pour r\u00e9parer les bancs cass\u00e9s, soutenir les imams, subventionner les mahadras, acheminer des soins m\u00e9dicaux ou assainir des quartiers. L\u00e0 o\u00f9 tant s&#8217;agitent en surface, lui agit dans la profondeur.<br \/>\nEt c&#8217;est pr\u00e9cis\u00e9ment cette action sinc\u00e8re qui, paradoxalement, lui vaut l&#8217;hostilit\u00e9 f\u00e9roce d&#8217;une partie de la classe politique. Comme si l&#8217;ind\u00e9pendance devenait un crime. Comme si le refus de se plier aux caprices d&#8217;un syst\u00e8me verrouill\u00e9 appelait automatiquement la calomnie. El Ghassem Ould Bellali n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 simplement critiqu\u00e9 ; il a \u00e9t\u00e9 m\u00e9thodiquement vis\u00e9, tra\u00een\u00e9 dans la boue, menac\u00e9, insult\u00e9.<br \/>\nIl suffit de se souvenir de cet instant sid\u00e9rant o\u00f9, en pleine s\u00e9ance pl\u00e9ni\u00e8re de l&#8217;Assembl\u00e9e nationale, un ancien pr\u00e9sident du Parlement ; cens\u00e9 incarner la retenue et l&#8217;\u00e9quilibre institutionnel ; l&#8217;a publiquement accus\u00e9 d&#8217;\u00eatre &#8220;sans p\u00e8re&#8221;, dans un acte d&#8217;une rare violence morale, un glissement inacceptable dans la sph\u00e8re priv\u00e9e, destin\u00e9 non pas \u00e0 contredire un argument, mais \u00e0 briser un homme. Quelle honte pour une r\u00e9publique que d&#8217;assister \u00e0 une telle sc\u00e8ne sans sursaut collectif.<br \/>\nComme si cela ne suffisait pas, le c\u00e9l\u00e8bre opposant Biram Dah Abeid s&#8217;est joint au concert d&#8217;accusations en lui pr\u00eatant des propos incendiaires \u00e0 l&#8217;encontre d&#8217;une communaut\u00e9 nationale. Or, ceux qui ont \u00e9cout\u00e9 les paroles originales d&#8217;El Ghassem savent qu&#8217;il mettait en garde contre les risques de l&#8217;injustice et appelait au respect de tous les citoyens, sans distinction. Le mensonge n&#8217;\u00e9tait pas une erreur, il \u00e9tait une strat\u00e9gie.<br \/>\n\u00c0 Nouadhibou m\u00eame, un ancien directeur d&#8217;un h\u00f4pital public est all\u00e9 jusqu&#8217;\u00e0 le menacer en public, en pr\u00e9sence de certaines autorit\u00e9s, apr\u00e8s que le maire ait os\u00e9 d\u00e9noncer les carences criantes du centre hospitalier, notamment l&#8217;accueil indigne r\u00e9serv\u00e9 aux patients les plus modestes. Que doit faire un \u00e9lu s&#8217;il ne peut m\u00eame plus exiger des soins pour ceux qui l&#8217;ont \u00e9lu ? Le silence est-il d\u00e9sormais la seule vertu attendue d&#8217;un maire droit ?<br \/>\nEt que dire encore de l&#8217;\u00e9trange affaire d&#8217;h\u00e9ritage dans laquelle l&#8217;ancien ministre et l&#8217;avocat controvers\u00e9 Ould Moine l&#8217;a injustement impliqu\u00e9 ? Une rocambolesque tentative de diffamation, sans fondement ni preuves, visant uniquement \u00e0 salir l&#8217;image d&#8217;un homme dont l&#8217;honn\u00eatet\u00e9 d\u00e9range. L&#8217;affaire s&#8217;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e vide, mais l&#8217;accusation a circul\u00e9, alimentant les rumeurs, nourrissant les chroniques de la rumeur.<\/p>\n<p>Ce ne sont l\u00e0 que quelques exemples. Les attaques, perfides ou brutales, n&#8217;ont jamais cess\u00e9. Mais elles n&#8217;ont pas non plus alt\u00e9r\u00e9 la constance de cet homme. Il est rest\u00e9 fid\u00e8le \u00e0 ses engagements, sans c\u00e9der \u00e0 la col\u00e8re ni \u00e0 la haine. Il a r\u00e9pondu par le travail, par la pr\u00e9sence, par les r\u00e9sultats. Dans un pays o\u00f9 trop de responsables s&#8217;\u00e9vanouissent d\u00e8s la fin des campagnes \u00e9lectorales, lui continue de marcher dans la poussi\u00e8re, de r\u00e9pondre aux interpellations, de rencontrer les citoyens sans escorte ni condescendance.<br \/>\nJe ne suis ni de son parti, ni de son entourage. Mais \u00e0 force de le voir agir, seul contre beaucoup, et sans jamais abandonner ses principes, j&#8217;ai compris qu&#8217;il repr\u00e9sente, malgr\u00e9 lui, une esp\u00e9rance pour ce pays : celle qu&#8217;un autre type de politique est encore possible, loin des client\u00e9lismes, des fausses postures et des fid\u00e9lit\u00e9s de convenance. Une politique du devoir, pas du calcul.<br \/>\nIl faut du courage pour construire dans la boue. Il faut de la foi pour affronter le lynchage m\u00e9diatique et la marginalisation institutionnelle. Il faut de la patience pour semer en sachant que les vents soufflent contre. El Ghassem Ould Bellali, qu&#8217;on l&#8217;aime ou non, incarne cette droiture rare, cette capacit\u00e9 \u00e0 tenir bon l\u00e0 o\u00f9 tant d&#8217;autres se seraient vendus ou d\u00e9rob\u00e9s.<\/p>\n<p>Et c&#8217;est pourquoi, aujourd&#8217;hui, je tiens \u00e0 lui rendre hommage. Non pas parce qu&#8217;il est parfait, mais parce qu&#8217;il est vrai. Non pas parce qu&#8217;il ne fait jamais d&#8217;erreurs, mais parce qu&#8217;il les assume sans se d\u00e9rober. Ce texte est le fruit d&#8217;une conviction n\u00e9e dans l&#8217;observation et forg\u00e9e par les faits : dans une \u00e9poque o\u00f9 l&#8217;on d\u00e9core des carri\u00e9ristes, il est urgent de reconna\u00eetre le m\u00e9rite de ceux qui d\u00e9rangent parce qu&#8217;ils sont sinc\u00e8res.<\/p>\n<p>Le tort d&#8217;El Ghassem Ould Bellali, c&#8217;est peut-\u00eatre d&#8217;avoir cru qu&#8217;il suffisait d&#8217;\u00eatre loyal au peuple pour \u00eatre prot\u00e9g\u00e9 par l&#8217;\u00c9tat. L&#8217;histoire lui donnera peut-\u00eatre raison. En attendant, il appartient \u00e0 ceux qui croient encore \u00e0 la parole juste de le dire clairement : ceux qui servent sans trahir m\u00e9ritent d&#8217;\u00eatre d\u00e9fendus.<\/p>\n<p>Haroun Rabany.<br \/>\nharounrab@gmail.com<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans un monde o\u00f9 la loyaut\u00e9 politique se n\u00e9gocie et o\u00f9 le service public devient souvent une simple vitrine d&#8217;ambition personnelle, rares sont ceux qui avancent sans masque, sans compromission, sans duplicit\u00e9. Rares sont les \u00e9lus qui osent affronter les temp\u00eates, non pour la gloire, mais pour les principes. 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