{"id":17001,"date":"2025-07-19T18:27:47","date_gmt":"2025-07-19T18:27:47","guid":{"rendered":"https:\/\/ladepeche.mr\/?p=17001"},"modified":"2025-07-19T18:28:37","modified_gmt":"2025-07-19T18:28:37","slug":"mohamedou-ould-slahi-lecriture-ma-sauve-la-vie-rencontre-avec-un-survivant-de-guantanamo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ladepeche.mr\/?p=17001","title":{"rendered":"Mohamedou Ould Slahi : &#8220;L\u2019\u00e9criture m\u2019a sauv\u00e9 la vie&#8221; &#8211; rencontre avec un survivant de Guant\u00e1namo"},"content":{"rendered":"<p>Rencontre, \u00e0 l\u2019occasion du Mois de la lecture d\u2019auteurs \u00e0 Brno, avec Mohamedou Ould Slahi, \u00e9crivain mauritanien enferm\u00e9 pendant 14 ans, entre 2002 et 2016, dans la base militaire am\u00e9ricaine de Guant\u00e1namo. <\/p>\n<p>Son livre t\u00e9moignage Guant\u00e1namo Diary (Les carnets de Guantanamo), r\u00e9dig\u00e9 depuis sa cellule, a fait le tour du monde. Incarn\u00e9 par Tahar Rahim dans le film D\u00e9sign\u00e9 coupable, adaptation de ce livre, il a consolid\u00e9 son statut de symbole de r\u00e9silience et d\u2019humanit\u00e9 face \u00e0 l\u2019arbitraire et a m\u00eame nou\u00e9 une amiti\u00e9 solide avec l\u2019un de ses gardes de l\u2019arm\u00e9e am\u00e9ricaine.<\/p>\n<p>Mohamedou Ould Slahi n\u2019est pas seulement un survivant du tristement c\u00e9l\u00e8bre centre de d\u00e9tention am\u00e9ricain \u00e0 Cuba \u2013, Il \u00e9voque cette quinzaine d\u2019ann\u00e9es de captivit\u00e9, les tortures subies, son lien salvateur \u00e0 l\u2019\u00e9criture mais aussi ses espoirs et ses craintes face aux menaces pesant sur les d\u00e9mocraties contemporaines.<\/p>\n<p><strong>Dans cet entretien, cet enfant du d\u00e9sert n\u00e9 \u00e0 Rosso en 1970 revient \u00e9galement sur son enfance en Mauritanie, le monde fragile des b\u00e9douins et sur la mani\u00e8re dont il a \u00e9t\u00e9 endoctrin\u00e9 et enr\u00f4l\u00e9 aux c\u00f4t\u00e9s des moudjahidines afghans. Il \u00e9voque aussi sa d\u00e9couverte du Journal d\u2019Anne Frank en prison, les textes de Franz Kafka, et ses premi\u00e8res sandales &#8211; de la marque Ba\u0165a &#8211; chauss\u00e9es \u00e0 14 ans.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Extraits de cet entretien <\/strong><\/p>\n<p>\u00ab Je m&#8217;appelle Mohamedou Ould Slahi, ing\u00e9nieur en t\u00e9l\u00e9communications de formation. Je viens de Mauritanie, je suis d\u00e9sormais citoyen n\u00e9erlandais et \u00e9crivain. Je suis ici \u00e0 l\u2019invitation du festival de lecture d\u2019auteurs \u00e0 Brno et je suis tr\u00e8s heureux d\u2019\u00eatre l\u00e0. \u00bb<\/p>\n<p><strong>Vous portez maintenant le T-shirt du festival dont le th\u00e8me principal, cette ann\u00e9e, est Exil. \u00cates-vous, vous-m\u00eame, un \u00e9crivain en exil aujourd\u2019hui ? Vous qualifieriez-vous ainsi ?<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab C\u2019est une question plut\u00f4t compliqu\u00e9e. Je ne sais pas. D\u2019une certaine mani\u00e8re, nous sommes tous des exil\u00e9s. Et je me demande toujours ce que cela signifie vraiment, \u00eatre exil\u00e9. Quoi qu\u2019il en soit, je suis un ancien prisonnier politique. J\u2019ai fait quinze ans de prison ferme, puis environ cinq ann\u00e9es suppl\u00e9mentaires en Mauritanie, o\u00f9 je n\u2019avais pas le droit de quitter le pays. Aujourd\u2019hui, je suis un homme libre vivant aux Pays-Bas, et je peux \u00e9crire comme je veux. Si vous voulez appeler cela un \u00e9crivain en exil, pourquoi pas. Mais je ne me consid\u00e8re pas vraiment comme tel, parce que le bonheur et la libert\u00e9, je les ai trouv\u00e9s en prison, en \u00e9crivant. \u00bb<\/p>\n<p><strong>L\u2019\u00e9criture vous a-t-elle sauv\u00e9 la vie dans les conditions atroces dans lesquelles vous \u00e9tiez enferm\u00e9 \u00e0 Guant\u00e1namo Bay, la tristement c\u00e9l\u00e8bre prison am\u00e9ricaine ?<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab Absolument. L\u2019\u00e9criture m\u2019a vraiment sauv\u00e9 la vie. Permettez-moi de vous raconter comment je me suis retrouv\u00e9 dans cette situation. J\u2019ai re\u00e7u un appel t\u00e9l\u00e9phonique de mon cousin, qui \u00e9tait \u00e0 l\u2019\u00e9poque un ami d\u2019Oussama Ben Laden. Il a utilis\u00e9 le t\u00e9l\u00e9phone de Ben Laden, et c\u2019est ainsi que les autorit\u00e9s am\u00e9ricaines m\u2019ont rep\u00e9r\u00e9. J\u2019\u00e9tais alors sur leur liste. Apr\u00e8s les attentats du 11 septembre, des policiers en civil sont venus chez ma m\u00e8re. J\u2019\u00e9tais l\u00e0, avec elle, ma tante et ma s\u0153ur.<\/p>\n<p>Ma m\u00e8re m\u2019a dit : \u201cMohamedou, je sais pourquoi ils sont venus te chercher.\u201d J\u2019ai demand\u00e9 pourquoi. Elle a r\u00e9pondu : \u201cParce que tu regardes trop la t\u00e9l\u00e9vision. Je t\u2019avais dit de ne pas la regarder.\u201d C\u2019\u00e9tait dans le contexte d\u2019une dictature militaire, o\u00f9 j\u2019ai grandi, o\u00f9 la peur du gouvernement \u00e9tait constante. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Ma m\u00e8re a alors pris son chapelet, son arme la plus puissante, et elle a commenc\u00e9 \u00e0 prier. L\u2019image de ma m\u00e8re, que je voyais dans le r\u00e9troviseur de la voiture, est grav\u00e9e dans ma m\u00e9moire.<\/p>\n<p>J\u2019ai \u00e9t\u00e9 \u2018disparu\u2019, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 viol\u00e9 sexuellement, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 priv\u00e9 de sommeil pendant soixante-dix jours au d\u00e9but de la torture. Cela m\u2019a d\u00e9fini, je ne l\u2019ai pas choisi. Et je ne suis pas un h\u00e9ros, ni un martyr. Je ne cherche pas \u00e0 l\u2019\u00eatre. Je veux simplement \u00eatre un \u00eatre humain. C\u2019est ma place id\u00e9ale dans ce monde. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab J\u2019avais tellement de peur et d\u2019angoisse que j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9crire. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, je ne ma\u00eetrisais pas suffisamment l\u2019anglais pour \u00e9crire, donc j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9crire en arabe, en fran\u00e7ais, en allemand et un peu en anglais. J\u2019ai cach\u00e9 mes feuilles dans la cellule. Mais au bout de deux mois, les ge\u00f4liers ont perquisitionn\u00e9 et pris mes papiers. Cela m\u2019a fait tr\u00e8s mal, c\u2019\u00e9tait comme perdre un enfant, c\u2019\u00e9tait mon livre. J\u2019ai alors arr\u00eat\u00e9 d\u2019\u00e9crire, car je n\u2019avais pas de papier, pas de stylo. \u00bb<\/p>\n<p><strong>Vous avez racont\u00e9 cela : vous avez pris du papier et un stylo \u00e0 un voisin de cellule\u2026<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab Oui. Je ne veux pas dire \u201cvoler\u201d, parce que je suis musulman, et ce n\u2019est pas permis. Mais j\u2019ai emprunt\u00e9 des feuilles et un stylo, sans les rendre. C\u2019est comme \u00e7a que j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9crire. L\u2019\u00e9criture n\u2019est pas quelque chose que j\u2019ai choisi. C\u2019est elle qui m\u2019a choisi. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Je me suis retrouv\u00e9 dans Le Proc\u00e8s de Franz Kafka et cette proc\u00e9dure infinie \u00bb<br \/>\nAvez-vous par la suite d\u00e9couvert d\u2019autres litt\u00e9ratures de prisonniers que vous ne connaissiez pas ?<\/p>\n<p>\u00ab Le livre qui m\u2019a beaucoup marqu\u00e9, c\u2019est celui d\u2019Anne Frank. Je l\u2019ai lu pour la premi\u00e8re fois en prison, et je me suis retrouv\u00e9 en elle. Anne Frank \u00e9tait emprisonn\u00e9e dans un lieu plus grand, \u00e0 Amsterdam. L\u2019ironie, c\u2019est que plus tard, j\u2019ai v\u00e9cu dans sa maison. J\u2019\u00e9tais le curateur de la maison d\u2019Anne Frank \u00e0 Amsterdam. Elle a \u00e9t\u00e9 ensuite d\u00e9port\u00e9e dans un camp de concentration. Cela m\u2019a profond\u00e9ment touch\u00e9. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab J\u2019ai aussi lu Le Proc\u00e8s de Franz Kafka. Je l\u2019ai lu en allemand, dans sa version originale. Et je me suis retrouv\u00e9 aussi dans cette proc\u00e9dure infinie. Je crois que le titre fran\u00e7ais du film adapt\u00e9 de mon livre est tr\u00e8s bien choisi : D\u00e9sign\u00e9 coupable. En anglais, c\u2019est The Mauritanian, mais en fran\u00e7ais c\u2019est D\u00e9sign\u00e9 coupable, ce qui est encore plus juste. \u00bb<\/p>\n<p><strong>La lecture d\u2019un de vos nouveaux textes que vous avez faite \u00e0 Brno parlait de votre enfance et de vos premi\u00e8res chaussures. Vous y \u00e9voquez vos premi\u00e8res sandales, d\u2019une marque locale bien connue ici, la marque Ba\u0165a.<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab Oui, et je ne savais pas que Ba\u0165a venait d\u2019ici ! En Mauritanie, on prononce \u201cBata\u201d. Mon \u00e9diteur, quand je lui ai envoy\u00e9 ce texte pour correction, m\u2019a demand\u00e9 : \u201cQu\u2019est-ce que c\u2019est Bata ? J\u2019ai cherch\u00e9 et je n\u2019ai rien trouv\u00e9.\u201d Je lui ai dit : \u201cC\u2019est une marque italienne !\u201d Parce que pour moi, Bata sonnait italien.<\/p>\n<p>Et voil\u00e0 que je d\u00e9couvre, dans le pays m\u00eame de Ba\u0165a, que ma premi\u00e8re paire de chaussures, \u00e0 14 ans, a \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9e ici ! Je suis convaincu que l\u2019univers est profond\u00e9ment connect\u00e9. J\u2019ai dit hier pendant la lecture : il y a toujours une place pour chacun. Il faut juste trouver o\u00f9 est sa place. Je me suis mis en pilotage automatique pour trouver la mienne, et je l\u2019ai toujours trouv\u00e9e.<\/p>\n<p>En arr\u00eatant de tout contr\u00f4ler, en acceptant la vie telle qu\u2019elle est, pas celle qu\u2019on voudrait avoir. Je ne suis pas un \u201cachiever\u201d. Je suis un soufi, qui se laisse guider. Et ici, je me suis laiss\u00e9 guider\u2026 et j\u2019ai trouv\u00e9 Ba\u0165a ! \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Les gens comme moi comprennent mieux la valeur de la libert\u00e9 et de la d\u00e9mocratie \u00bb<br \/>\nVous avez \u00e9galement parl\u00e9 hier de l\u2019importance de d\u00e9fendre la d\u00e9mocratie et la libert\u00e9. Mais comment continuer \u00e0 croire en la d\u00e9mocratie apr\u00e8s avoir subi tout ce que vous avez subi, dans le cadre d\u2019un syst\u00e8me d\u00e9mocratique \u2013 celui des Etats-Unis ?<\/p>\n<p>\u00ab Ce qui me fait le plus peur aujourd\u2019hui, c\u2019est la mont\u00e9e du fascisme et du populisme en Occident. J\u2019ai connu les ann\u00e9es 1990, o\u00f9 la d\u00e9mocratie \u00e9tait solide, o\u00f9 le rejet du fascisme \u00e9tait unanime. Aujourd\u2019hui, le fascisme est fort, et cela me rend triste.<\/p>\n<p>Je me dis que ceux qui ont v\u00e9cu les horreurs de la Seconde Guerre mondiale ne sont plus l\u00e0. Les jeunes ne connaissent que la d\u00e9mocratie. Et paradoxalement, ceux comme moi, qui ont v\u00e9cu sous dictature, comprennent mieux la valeur de la libert\u00e9 et de la d\u00e9mocratie. \u00bb<\/p>\n<p><strong>La Mauritanie est aujourd\u2019hui pr\u00e9sent\u00e9e comme le seul pays stable du Sahel, apr\u00e8s les r\u00e9cents d\u00e9veloppements au Mali, au Burkina Faso ou au Niger. La Tch\u00e9quie y a \u00e9galement envoy\u00e9 ses soldats pour former des militaires mauritaniens. Qu\u2019en pensez-vous ?<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab Cela me rend triste. On voit toujours les probl\u00e8mes en Afrique et au Sahel sous l\u2019angle s\u00e9curitaire. Les accords sont sign\u00e9s pour surveiller l\u2019immigration vers l\u2019Europe. Mais ce sont des probl\u00e8mes \u00e9conomiques et humanitaires, avant tout. Ce n\u2019est pas une question militaire. Nous avons besoin d\u2019experts en \u00e9conomie, en d\u00e9veloppement, en d\u00e9mocratie. Pas de militaires. \u00bb<\/p>\n<p><strong>Avant les r\u00e9seaux sociaux, des cassettes VHS pour inciter au jihad <\/strong><\/p>\n<p>Dans les ann\u00e9es 1990, vous \u00eates all\u00e9 en Afghanistan, alors que vous \u00e9tiez un \u00e9tudiant brillant en Allemagne. Comment cela s\u2019est-il produit, et comment pr\u00e9venir d\u2019autres cas de radicalisation aujourd\u2019hui ?<\/p>\n<p>\u00ab \u00c0 l\u2019\u00e9poque, les moudjahidines \u00e9taient soutenus par la CIA. Il y avait beaucoup de propagande. Je suis all\u00e9 en Afghanistan pour \u201cd\u00e9fendre les musulmans\u201d, mais en r\u00e9alit\u00e9, c\u2019\u00e9tait une op\u00e9ration contre l\u2019URSS. J\u2019y suis arriv\u00e9 quand les Russes \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 partis mais quand un r\u00e9gime communiste \u00e0 Kaboul \u00e9tait contre les int\u00e9r\u00eats am\u00e9ricains, fran\u00e7ais ou allemands. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Aujourd\u2019hui, j\u2019essaie de parler avec les jeunes de milieux musulmans ou africains pour leur dire que ce n\u2019est pas avec la violence qu\u2019on combat la violence. C\u2019est avec la paix, l\u2019\u00e9ducation, la d\u00e9mocratie. Le g\u00e9nocide \u00e0 Gaza, par exemple, ne s\u2019arr\u00eatera pas avec d\u2019autres violences. \u00bb<\/p>\n<p>Et qu\u2019est-ce qui, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, vous avait pouss\u00e9 \u00e0 partir pour l\u2019Afghanistan ?<\/p>\n<p>\u00ab Je regardais les informations et des vid\u00e9os\u2026 Je me souviens des cassettes VHS de Cheikh Azzam, un Palestinien exil\u00e9 en Afghanistan. C\u2019\u00e9tait avant Telegram, TikTok et Instagram\u2026 Ce sont ces messages qui m\u2019ont influenc\u00e9. \u00bb<\/p>\n<p><strong>Auteur: Alexis Rosenzw<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rencontre, \u00e0 l\u2019occasion du Mois de la lecture d\u2019auteurs \u00e0 Brno, avec Mohamedou Ould Slahi, \u00e9crivain mauritanien enferm\u00e9 pendant 14 ans, entre 2002 et 2016, dans la base militaire am\u00e9ricaine de Guant\u00e1namo. Son livre t\u00e9moignage Guant\u00e1namo Diary (Les carnets de Guantanamo), r\u00e9dig\u00e9 depuis sa cellule, a fait le tour du monde. 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