{"id":18597,"date":"2025-10-12T12:21:36","date_gmt":"2025-10-12T12:21:36","guid":{"rendered":"https:\/\/ladepeche.mr\/?p=18597"},"modified":"2025-10-12T12:21:36","modified_gmt":"2025-10-12T12:21:36","slug":"cameroun-8-millions-delecteurs-sont-appeles-aux-urnes-pour-designer-leur-president","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ladepeche.mr\/?p=18597","title":{"rendered":"Cameroun: 8 millions d&#8217;\u00e9lecteurs sont appel\u00e9s aux urnes pour d\u00e9signer leur pr\u00e9sident"},"content":{"rendered":"<p>C&#8217;est jour de vote au Cameroun, ce dimanche 12 octobre. Huit millions d&#8217;\u00e9lecteurs sont appel\u00e9s aux urnes pour d\u00e9signer leur nouveau pr\u00e9sident \u00e0 l&#8217;occasion d&#8217;une \u00e9lection qui se d\u00e9roule en un seul tour. Selon Elecam, l&#8217;organe en charge de l&#8217;organisation du scrutin, quelque 31 000 bureaux de vote doivent ouvrir \u00e0 8 heures, heure de Yaound\u00e9 (7 heures TU). Ils fermeront leurs portes \u00e0 18 heures (17 heures TU). Le pr\u00e9sident sortant Paul Biya vise un huiti\u00e8me mandat.<br \/>\nApr\u00e8s 43 ans \u00e0 la t\u00eate du Cameroun, Paul Biya, 92 ans, brigue un nouveau septennat qui pourrait le mener jusqu&#8217;\u00e0 ses 99 ans au pouvoir. Candidat \u00e0 un huiti\u00e8me mandat, le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique peut compter sur la capacit\u00e9 de mobilisation de son parti, le Rassemblement d\u00e9mocratique du peuple camerounais (RDPC), pr\u00e9sent sur l&#8217;ensemble du territoire, explique notre envoy\u00e9e sp\u00e9ciale \u00e0 Douala, Am\u00e9lie Tulet.<\/p>\n<p>Officiellement, ils sont douze en lice pour cette \u00e9lection pr\u00e9sidentielle, mais deux se sont d\u00e9sist\u00e9s. Durant les deux semaines de campagne officielle, le pr\u00e9sident sortant a tenu un seul meeting, \u00e0 Maroua, dans l&#8217;Extr\u00eame-Nord, une des trois r\u00e9gions du septentrion.<br \/>\nLes deux principaux challengers de Paul Biya pour cette \u00e9lection \u00e9taient encore, il y a quelques mois, membres du gouvernement. Il s&#8217;agit d&#8217;Issa Tchiroma Bakary, du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), qui a marqu\u00e9 les esprits en attirant les foules \u00e0 ses meetings, et de Bello Bouba Ma\u00efgari, qui peut s&#8217;appuyer sur son parti, l&#8217;Union nationale pour la d\u00e9mocratie et le progr\u00e8s (UNDP).<\/p>\n<p>\u00c9galement dans la course, on retrouve celui qui avait cr\u00e9\u00e9 la surprise en 2018 : Cabral Libii, le leader du Parti camerounais pour la r\u00e9conciliation nationale (PCRN), troisi\u00e8me lors de la derni\u00e8re pr\u00e9sidentielle. Joshua Osih, l&#8217;h\u00e9ritier de l&#8217;opposant historique feu Ni John Fru Ndi, porte les couleurs du Front social d\u00e9mocrate (SDF), tandis que Patricia Hermine Toma\u00efno Ndam Njoya, pr\u00e9sidente de l&#8217;Union d\u00e9mocratique du Cameroun (UDC) et maire de Foumban, est la seule femme pr\u00e9sente sur les bulletins de vote.<\/p>\n<p>La candidature de Maurice Kamto invalid\u00e9e <\/p>\n<p>Dans le secret de l&#8217;isoloir, les \u00e9lecteurs pourront aussi choisir entre Serge Espoir Matomba, du Peuple uni pour la r\u00e9novation sociale (PURS), Pierre Kwemo, de l&#8217;Union des mouvements socialistes (UMS), l&#8217;\u00e9conomiste Jacques Bougha-Hagbe, du Mouvement citoyen national camerounais (MCNC), ou encore Samuel Iyodi Hiram, du Front des d\u00e9mocrates camerounais (FDC), le plus jeune des candidats.<\/p>\n<p>En revanche, cette \u00e9lection pr\u00e9sidentielle se d\u00e9roule sans Maurice Kamto, la candidature de l&#8217;opposant arriv\u00e9 deuxi\u00e8me \u00e0 la pr\u00e9sidentielle de 2018 ayant \u00e9t\u00e9 invalid\u00e9e.<\/p>\n<p>Pour le RDPC et son candidat Paul Biya, l&#8217;enjeu du scrutin est de prolonger un pouvoir presque cinquantenaire. Dans cette perspective, le parti pr\u00e9sidentiel s&#8217;est donc employ\u00e9, pendant les deux semaines de campagne, \u00e0 tourner \u00e0 son avantage l&#8217;\u00e2ge du pr\u00e9sident pr\u00e9sent\u00e9 comme un homme d&#8217;exp\u00e9rience, un gage de stabilit\u00e9, pr\u00e9alable indispensable \u00e0 toute aspiration au d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>Pour l&#8217;opposition en revanche, l&#8217;objectif est de mettre un coup d&#8217;arr\u00eat \u00e0 un pouvoir qui n&#8217;a que trop dur\u00e9 pour d\u00e9construire son mode de gouvernance et ouvrir une nouvelle page dans l&#8217;histoire du Cameroun. Seul probl\u00e8me : dans le cadre d&#8217;une \u00e9lection \u00e0 un seul tour, celle-ci se pr\u00e9sente en ordre dispers\u00e9, n&#8217;ayant pas \u00e9t\u00e9 capable de s&#8217;accorder sur le nom d&#8217;un candidat consensuel, rapporte notre correspondant \u00e0 Yaound\u00e9, Polycarpe Essomba.<\/p>\n<p>Dans ce contexte, le taux de participation risque donc de jouer un r\u00f4le d\u00e9terminant, qui plus est en raison de l&#8217;engouement observ\u00e9 pendant les meetings de certains candidats. L&#8217;opposition va-t-elle ainsi parvenir \u00e0 s\u00e9duire les nombreux abstentionnistes de 2018 et \u00e0 convaincre les presque 2 millions de nouveaux inscrits sur les listes \u00e9lectorales ? Quant \u00e0 l&#8217;axe Nord-Sud qui a en partie permis \u00e0 Paul Biya d&#8217;assurer sa long\u00e9vit\u00e9 au pouvoir, peut-il survivre aux candidatures de deux personnalit\u00e9s du Nord, en l&#8217;occurence Issa Tchiroma Bakary et Bello Bouba Ma\u00efgari, deux anciens alli\u00e9s du chef de l&#8217;\u00c9tat pass\u00e9s dans l&#8217;opposition ?<br \/>\nRfi.fr<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C&#8217;est jour de vote au Cameroun, ce dimanche 12 octobre. Huit millions d&#8217;\u00e9lecteurs sont appel\u00e9s aux urnes pour d\u00e9signer leur nouveau pr\u00e9sident \u00e0 l&#8217;occasion d&#8217;une \u00e9lection qui se d\u00e9roule en un seul tour. Selon Elecam, l&#8217;organe en charge de l&#8217;organisation du scrutin, quelque 31 000 bureaux de vote doivent ouvrir \u00e0 8 heures, heure de &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":18598,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[18,29],"tags":[],"class_list":["post-18597","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites","category-monde"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ladepeche.mr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18597","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ladepeche.mr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ladepeche.mr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ladepeche.mr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ladepeche.mr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=18597"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/ladepeche.mr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18597\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":18599,"href":"https:\/\/ladepeche.mr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18597\/revisions\/18599"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ladepeche.mr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/18598"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ladepeche.mr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=18597"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ladepeche.mr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=18597"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ladepeche.mr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=18597"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}