{"id":19174,"date":"2025-11-14T22:37:18","date_gmt":"2025-11-14T22:37:18","guid":{"rendered":"https:\/\/ladepeche.mr\/?p=19174"},"modified":"2025-11-14T22:37:18","modified_gmt":"2025-11-14T22:37:18","slug":"pour-une-refondation-de-la-mauritanie-rompre-davec-les-reflexes-du-tribalisme-et-de-lethnicite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ladepeche.mr\/?p=19174","title":{"rendered":"Pour une refondation de la Mauritanie : rompre d\u2019avec les r\u00e9flexes du tribalisme et de l\u2019ethnicit\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>D\u00e8s apr\u00e8s le premier putsch pr\u00e9torien de1978, la corporation des officiers sup\u00e9rieurs a pu remodeler le jeune Etat, pour l\u2019acclimater aux pr\u00e9requis de la tribu et de l\u2019ethnie, comme source tacites de l\u00e9gitimit\u00e9. Certes, ils n\u2019ont jamais assum\u00e9 la mue et les Mauritaniens la subissaient, plut\u00f4t, sous le mode de la clandestinit\u00e9 honteuse.  La structure politique et administrative, quoique centralis\u00e9e en apparence, a \u00e9t\u00e9 prise d\u2019assaut par les forces centrifuges et ainsi d\u00e9pouill\u00e9e de ses pr\u00e9tentions au jacobinisme. D\u2019arbitre soucieux de pr\u00e9server l\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral, \u00e0 partir d\u2019une capitale de laquelle l\u2019autorit\u00e9 juste ruissellerait sur le reste du pays, les militaires ont r\u00e9duit, l\u2019entreprise, \u00e0 une ar\u00e8ne de comp\u00e9tition des app\u00e9tits primitifs o\u00f9 la force arm\u00e9e ne sert plus qu\u2019\u00e0 r\u00e9guler, au sommet, la rotation du \u00ab chacun son tour \u00bb.<br \/>\nL\u2019organisation de l\u2019ensemble ne rel\u00e8ve de l\u2019al\u00e9a, m\u00eame si elle n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 revendiqu\u00e9e sous la forme d\u2019une charte ou d\u2019un r\u00e9f\u00e9rent th\u00e9orique. Mercantile avant que d\u2019\u00eatre id\u00e9ologique, elle s\u2019inscrit, d\u2019abord, dans la dur\u00e9e du fait accompli et produit, depuis des d\u00e9cennies et sans aucune c\u00e9sure ni tr\u00eave, la r\u00e9partition des avantages statutaires, mat\u00e9riels et symboliques, selon l\u2019audience et l\u2019entregent de telle ou telle \u00ab communaut\u00e9 \u00bb, au triple d\u00e9triment de l\u2019\u00e9galit\u00e9, du m\u00e9rite et de la comp\u00e9tence. Il s\u2019agit, au fond et avant tout, d\u2019une pr\u00e9dation mise en \u0153uvre derri\u00e8re le paravent d\u2019un mod\u00e8le de gestion dont la fa\u00e7ade arbore les attributs de la r\u00e9publique mais dissimule la mat\u00e9rialit\u00e9 d\u2019un exercice de type clanique que sa verticalit\u00e9 pr\u00e9destine \u00e0 engendrer le privil\u00e8ge, le passe-droit et la fraude, au b\u00e9n\u00e9fice d\u2019une client\u00e8le culturellement homog\u00e8ne. La question n\u2019est donc plus de savoir si l\u2019\u00c9tat mauritanien est ou non une structure ethno-tribale, \u00e0 vocation de mafia. Non, il importe, d\u00e9sormais, de se demander en quoi consiste la sortie du syst\u00e8me de d\u00e9linquance feutr\u00e9e, en vue de d\u2019imaginer puis de recr\u00e9er une solution alternative, sur la base des standards universels de la vertu. <\/p>\n<p>I. La matrice factuelle de la pr\u00e9f\u00e9rence, l\u2019autre cache-mis\u00e8re de la discrimination<\/p>\n<p>D\u00e8s la fin des ann\u00e9es 1970, le partage du pouvoir suivant la rationalit\u00e9 d\u00e9crite plus haut, s\u2019est impos\u00e9 en norme adoss\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9vidence, c\u2019est-\u00e0-dire non-questionnable. Les gouvernements successifs ont toujours illustr\u00e9 et reconduit l\u2019architecture in\u00e9quitable de la r\u00e9partition :<br \/>\n23 \u00e0 25 ministres Maures, 1 Sonink\u00e9, 3 \u00e0 4 Hal Pulaaren et Hratine mais ces derniers, souvent, pr\u00e9emptent l\u2019affichage du poste de Premier ministre, aux fins de racheter, du moins d\u00e9mentir la r\u00e9putation esclavagiste du pays.<br \/>\nLes Wolofs, composante reconnue et les Bambaras ignor\u00e9s, demeurent assign\u00e9s aux marges du hasard. La roue capricieuse de la fortune peut les atteindre, par ricochet.<br \/>\nLe d\u00e9s\u00e9quilibre marque les entrailles de l\u2019appareil administratif, de la justice, de l\u2019\u00e9ducation nationale, des soci\u00e9t\u00e9s d\u2019Etat, des douanes, des imp\u00f4ts et contributions diverses, de la diplomatie, de l\u2019arm\u00e9e, de la police et de la religion officielle. Les nominations y proc\u00e8dent des ondes concentriques de l\u2019esprit de corps, loin des crit\u00e8res de l\u2019utilit\u00e9 sociale. A cause de la distorsion du rapport des forces en termes de moyens p\u00e9cuniers, la pratique de l\u2019\u00e9viction n\u2019\u00e9pargne, non plus, le semblant de d\u00e9mocratie \u00e9lective : La composition du Parlement le refl\u00e8te assez, jusqu\u2019\u00e0 la caricature. Les d\u00e9put\u00e9s s\u2019\u00e9l\u00e8vent, l\u00e0, au nom de leur appartenance priv\u00e9e et des int\u00e9r\u00eats qui les portent. Leur repr\u00e9sentativit\u00e9 r\u00e9sulte de l\u2019achat des consciences et, surtout, de la fraude dans les urnes.<br \/>\nIn fine, l\u2019Etat s\u2019est transform\u00e9 en une f\u00e9d\u00e9ration de client\u00e8les d\u2019une avidit\u00e9 d\u00e9brid\u00e9e. La coexistence de celles-ci repose sur l\u2019alternance p\u00e9riodique des concessions \u00e0 la tribu, au d\u00e9triment du bon sens. Cependant, des promotions biens\u00e9antes profitent, quelquefois, \u00e0 des personnes issues du lot des exclus mais pas toujours porteuse de qualification. L\u2019inflexion ressortit au soin de nourrir l\u2019apparence de l\u2019inclusion, peu importe l\u2019effectivit\u00e9 du partage. Le faux plausible alimente l\u2019ing\u00e9nierie du d\u00e9ni oblique en Mauritanie. <\/p>\n<p>II. Le commerce de la position d\u00e9cisionnelle et l\u2019effondrement de la redevabilit\u00e9<\/p>\n<p>La monomanie de quotas et du client\u00e9lisme pr\u00e9dateur a fragilis\u00e9 la fonction publique et alt\u00e9r\u00e9 ses objectifs, dans des proportions que l\u2019on qualifierait d\u2019irr\u00e9versibles. Depuis le milieu des ann\u00e9es 80, plus de 70 % des hauts responsables, charg\u00e9s de mission, conseillers, directeurs g\u00e9n\u00e9raux ou directeurs singuliers, ne proviennent pas des corps constitu\u00e9s de l\u2019administration et tr\u00e8s peu doivent, leur poste, \u00e0 un concours. La privatisation de l\u2019Etat favorise l\u2019escalade des m\u00e9diocres, \u00e0 la cime de l\u2019\u00e9chelle des valeurs. D\u2019embl\u00e9e, elle conf\u00e8re, \u00e0 la meute solidaire du passable et du moyen, l\u2019usage du cachet et lui procure les cl\u00e9s du coffre-fort. Le capital priv\u00e9 national est n\u00e9 aux forceps d\u2019une s\u00e9rie de coups d\u2019Etat.<br \/>\nLes pr\u00e9sidents de conseils d\u2019administration &#8211; malgr\u00e9 une loi encore sans effet qui pr\u00e9tend y mettre un terme &#8211; captent leur sin\u00e9cure, de la seule n\u00e9cessit\u00e9 de recycler les pi\u00e8ces du rouage, momentan\u00e9ment ou \u00e0 jamais hors circuit. Ici, nul ne tombe en p\u00e9remption, tout se r\u00e9cup\u00e8re, l\u2019\u00e9conomie circulaire du tri s\u00e9lectif tourne \u00e0 plein r\u00e9gime.<br \/>\nL\u2019on comprend, d\u00e8s lors, la r\u00e9ticence, voire l\u2019inaptitude de l\u2019engrenage susmentionn\u00e9, \u00e0 sanctionner le d\u00e9tournement du denier de la collectivit\u00e9. La pression de la tribu, du clan, de la grande famille garantit, aux auteurs, l\u2019impunit\u00e9 et l\u2019atout r\u00e9trospectif de l\u2019invincibilit\u00e9. En 2025, le rapport de la Cour des comptes pourtant explosif, risque de verser dans la confirmation du pis-aller.<br \/>\nLa d\u00e9rive pr\u00e9cit\u00e9e compromet la perspective d\u2019une r\u00e9forme en profondeur qui irait \u00e0 contresens du client\u00e9lisme proto-eug\u00e9nique. N\u00e9anmoins, la r\u00e9vision est possible, de l\u2019int\u00e9rieur, \u00e0 condition que le syst\u00e8me consente \u00e0 son suicide, pour le bien commun. H\u00e9las, en politique, les exemples d\u2019un altruisme aussi extr\u00eame n\u2019encombrent le cours de l\u2019histoire. <\/p>\n<p>III. Les revers du discours et l\u2019\u2019avarie du verbe autopromu <\/p>\n<p>\u00c0 maintes reprises, le Chef de l\u2019Etat Mohamed Ould Ghazouani a exprim\u00e9 son intention de transformer la soci\u00e9t\u00e9 et de r\u00e9tablir le droit des gens. Ses envol\u00e9es \u00e0 Ouadane, N\u00e9ma et Dj\u00e9wol ont suscit\u00e9 l\u2019espoir d\u2019une th\u00e9rapie de choc, d\u2019un nouveau d\u00e9part, empreint d\u2019inventivit\u00e9 et de reconqu\u00eate de l\u2019\u00e9thique. Cependant, les promesses ne d\u00e9passent, encore, le stade de la d\u00e9clamation saisonni\u00e8re : En termes, d\u2019\u00e9valuation, de projection de long terme et de plan d\u2019action, l\u2019horizon trahit l\u2019insondable vacuit\u00e9 d\u2019une gouvernance d\u2019au jour le jour.<br \/>\nL\u2019agence Taazour, cr\u00e9\u00e9e en 2019 pour combattre la pauvret\u00e9 et l\u2019exclusion, t\u00e9moigne du d\u00e9calage entre la parole et l\u2019acte. Ses interventions ponctuelles n\u2019ont produit qu\u2019un impact folklorique et des avalanches de commentaires sur les r\u00e9seaux sociaux.<br \/>\nLe dernier la\u00efus du Pr\u00e9sident \u00e0 Nbeiket Lahwach, au d\u00e9but de novembre 2025, appelle \u00e0 interdire la participation des fonctionnaires \u00e0 la th\u00e9\u00e2tralit\u00e9 des tribus. Le propos, d\u2019ailleurs \u00e9loquent, va dans le bon sens mais l\u2019intention prosp\u00e8re au c\u0153ur d\u2019un paradoxe confondant : La tourn\u00e9e du Chef de l\u2019Etat, a \u00e9t\u00e9 supervis\u00e9e et ex\u00e9cut\u00e9e par des fonctionnaires dans un cadre strictement tribal, lui-m\u00eame financ\u00e9 sur l\u2019argent du contribuable. Des ministres, secr\u00e9taires g\u00e9n\u00e9raux, ambassadeurs et autres meneurs de la machine de l\u2019Etat s\u2019en sont m\u00eame vant\u00e9s, \u00e0 visage d\u00e9couvert. Le Pr\u00e9sident devrait parler un peu moins et s\u00e9vir beaucoup plus. S\u2019il le fait, l\u2019opinion, y compris ses adversaires, s\u2019exprimera pour lui. <\/p>\n<p>IV. R\u00e9parer l\u2019Etat<br \/>\nL\u2019ambition suppose une rupture claire d\u2019avec les anachronismes et la volont\u00e9 de tenir, fermement, l\u2019anse de l\u2019\u00e9quit\u00e9. La r\u00e9paration doit s\u2019articuler autour de mesures pr\u00e9cises:<br \/>\n1. Abolir les quotas et dosages tribaux, ethniques ou communautaires, lors du choix des agents du service public et privil\u00e9gier le m\u00e9rite professionnel, la comp\u00e9tence, l\u2019int\u00e9grit\u00e9 et l\u2019exp\u00e9rience.<br \/>\n2. Abroger, avec effet r\u00e9troactif, le recrutement des non-fonctionnaires. Un audit complet des nominations durant les deux derni\u00e8res d\u00e9cennies permettra de r\u00e9\u00e9valuer les ressources humaines, r\u00e9duire les co\u00fbts de fonctionnement et corriger l\u2019injustice flagrante de certaines pr\u00e9s\u00e9ances.<br \/>\n3. Approuver et appliquer, sans d\u00e9lai, le projet de d\u00e9cret relatif au personnel de la fonction publique, texte bloqu\u00e9 depuis des ann\u00e9es dans un tiroir du minist\u00e8re \u00e9ponyme.<\/p>\n<p>4. Traduire, en gestes forts, le v\u0153u de lutter contre la corruption et les fraudes, notamment, la contrefaction des dipl\u00f4mes et la falsification des habilitations professionnelles. Les poursuites judiciaires, audits et transparence des rapports de la Cour des Comptes et de l\u2019inspection G\u00e9n\u00e9rale de l\u2019Etat constituent les instruments d\u00e9sign\u00e9s de la riposte.<br \/>\nEn guise de conclusion<br \/>\nLa Mauritanie se trouve \u00e0 la crois\u00e9e des chemins. Le Chef de l\u2019\u00c9tat, \u00e0 pr\u00e9sent au milieu de son second et dernier mandat, d\u00e9tient la totalit\u00e9 des cartes. Il peut entrer dans l\u2019Histoire s\u2019il consent \u00e0 r\u00e9habiliter l\u2019Etat, gr\u00e2ce \u00e0 la moralisation des comportements et au choix avis\u00e9 des femmes et hommes en charge de conduire le rel\u00e8vement. S\u2019il se r\u00e9sout \u00e0 \u00e9radiquer l\u2019anarchie, l\u2019insuffisance et la faveur h\u00e9rit\u00e9e, il reprendra le chantier d\u00e9saffect\u00e9 de la R\u00e9publique, l\u00e0 o\u00f9 les militaires l\u2019ont arr\u00eat\u00e9 en 1978.<br \/>\nNous voulons croire au sursaut et y concourir, pleinement, dans l\u2019espoir de voir rena\u00eetre, enfin, l\u2019id\u00e9e d\u2019une Mauritanie de la justice, de la m\u00e9ritocratie et de l\u2019unit\u00e9 qu\u2019irrigue l\u2019exigence de l\u2019\u00e9galit\u00e9, d\u00e9finitivement \u00e0 l\u2019abri des distinctions de naissance.<\/p>\n<p>Par Biram Ould Dah Ould Abeid<br \/>\nD\u00e9put\u00e9 \u00e0 l\u2019assembl\u00e9e nationale de Mauritanie <\/p>\n<p>Bruxelles, Royaume de Belgique<br \/>\n14 novembre 2025<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e8s apr\u00e8s le premier putsch pr\u00e9torien de1978, la corporation des officiers sup\u00e9rieurs a pu remodeler le jeune Etat, pour l\u2019acclimater aux pr\u00e9requis de la tribu et de l\u2019ethnie, comme source tacites de l\u00e9gitimit\u00e9. 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