{"id":4859,"date":"2023-03-20T09:54:10","date_gmt":"2023-03-20T09:54:10","guid":{"rendered":"https:\/\/ladepeche.mr\/?p=4859"},"modified":"2023-03-20T09:54:10","modified_gmt":"2023-03-20T09:54:10","slug":"energies-en-afrique-847-des-reserves-de-gaz-en-phase-de-preproduction-se-trouvent-en-dehors-des-pays-producteurs-traditionnels-rapport","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ladepeche.mr\/?p=4859","title":{"rendered":"\u00c9nergies: En Afrique, 84,7% des r\u00e9serves de gaz en phase de pr\u00e9production se trouvent en dehors des pays producteurs traditionnels (rapport)"},"content":{"rendered":"<p>Les nouveaux entrants sur le march\u00e9 du gaz naturel en Afrique comme le Mozambique, le S\u00e9n\u00e9gal et la Mauritanie devraient remplacer peu \u00e0 peu l\u2019Alg\u00e9rie, le Nig\u00e9ria, la Libye et l\u2019\u00c9gypte, qui avaient accapar\u00e9 92% de la production du continent entre 1970 et 2021. <\/p>\n<p>84,7% des nouvelles r\u00e9serves de gaz naturel en phase de pr\u00e9production en Afrique se trouvent dans sept pays qui jusqu\u2019ici n\u2019exploitaient pas les combustibles fossiles, selon un rapport publi\u00e9 en f\u00e9vrier dernier par l\u2019ONG Global Energy Monitor.<\/p>\n<p>Ce rapport, qui se base sur les donn\u00e9es de Global Oil and Gas Extraction Tracker (GOGET) lanc\u00e9 par l\u2019ONG sp\u00e9cialis\u00e9e dans le suivi des projets gaziers et p\u00e9troliers \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale, pr\u00e9cise que le Mozambique abrite 44,9% de ces r\u00e9serves prouv\u00e9es qui sont encore aux \u00e9tapes de pr\u00e9production. Viennent ensuite le S\u00e9n\u00e9gal (15,1%), la Mauritanie (11,2%) et la Tanzanie (10%), l\u2019Afrique du Sud (1,9%), l\u2019\u00c9thiopie (0,8%) et le Maroc (0,8%).<\/p>\n<p>Les r\u00e9serves cumul\u00e9es de ces sept pays se chiffrent \u00e0 plus de 5137,5 milliards de m\u00e8tres cubes (mm3). Les nouveaux entrants sur le march\u00e9 du gaz devraient ainsi remplacer peu \u00e0 peu les pays producteurs traditionnels, en l\u2019occurrence l\u2019Alg\u00e9rie, le Nig\u00e9ria, la Libye et l\u2019\u00c9gypte qui avaient accapar\u00e9 92% des volumes de gaz naturel produits en Afrique entre 1970 et 2021.<\/p>\n<p>L\u2019Alg\u00e9rie, l\u2019\u00c9gypte, la Libye et le Nig\u00e9ria domineront encore la production de gaz \u00e0 court terme, mais que le Mozambique et les autres futurs hubs gaziers africains repr\u00e9senteront plus de 50% de la production gazi\u00e8re du continent d\u2019ici 2038.<\/p>\n<p>Le rapport souligne \u00e9galement que le d\u00e9veloppement des divers projets qui sont actuellement en phase de pr\u00e9production et des infrastructures d\u2019exportation, y compris dans les pays producteurs traditionnels, n\u00e9cessiterait des investissements sur site vierge (greenfield investments) estim\u00e9s \u00e0 329 milliards de dollars.<\/p>\n<p>Parmi les principaux projets gaziers en phase de pr\u00e9production, le rapport cite notamment ceux de Golfinho-Atum (Mozambique), Grand Tortue Ahmeyim (S\u00e9n\u00e9gal et Mauritanie) et Zafarani (Tanzanie).<\/p>\n<p>Une production destin\u00e9e majoritairement \u00e0 l\u2019exportation<\/p>\n<p>Si les 79 projets en phase de pr\u00e9production r\u00e9pertori\u00e9s en Afrique sont r\u00e9alis\u00e9s, la production gazi\u00e8re du continent augmentera d\u2019environ 33% d\u2019ici 2030.<\/p>\n<p>Les investissements sur site vierge devraient s\u2019intensifier dans la seconde moiti\u00e9 de la d\u00e9cennie en cours, la d\u00e9cision d\u2019investissement finale pour nombre de projets \u00e9tant attendue durant cette p\u00e9riode.<\/p>\n<p>Global Energy Monitor indique d\u2019autre part que la majorit\u00e9 du gaz naturel que les nouveaux projets devraient produire n\u2019est pas destin\u00e9e \u00e0 la consommation int\u00e9rieure, malgr\u00e9 les faibles taux d\u2019\u00e9lectrification dans les futurs hubs gaziers africains comme le Mozambique (30%), la Tanzanie (40%) et la Mauritanie (47%).<\/p>\n<p>En pr\u00e9production, de nombreux sites d\u2019extraction de gaz sont d\u2019ailleurs associ\u00e9s \u00e0 des terminaux d\u2019exportation de gaz naturel liqu\u00e9fi\u00e9 (GNL).<\/p>\n<p>Les d\u00e9penses d\u2019investissement dans les terminaux de GNL programm\u00e9s sont estim\u00e9es \u00e0 environ103 milliards de dollars, dont 92 % financeraient les terminaux d\u2019exportation de GNL.<\/p>\n<p>Les cinq principaux pays africains qui d\u00e9velopperont des terminaux d\u2019exportation sont la Tanzanie, le Mozambique, le Nig\u00e9ria, la Mauritanie et le S\u00e9n\u00e9gal. \u00c0 l\u2019exception du Nig\u00e9ria, tous ces pays figurent parmi les nouveaux entrants sur le march\u00e9.<\/p>\n<p>Les donn\u00e9es de Global Energy Monitor montrent par ailleurs que la majorit\u00e9 des r\u00e9serves des nouveaux champs gaziers en Afrique appartient \u00e0 des entreprises dont le si\u00e8ge social est situ\u00e9 en Europe, ce qui laisse croire que la majorit\u00e9 des b\u00e9n\u00e9fices issus de ces projets ne profiterait pas \u00e0 l\u2019Afrique.   <\/p>\n<p>Les soci\u00e9t\u00e9s publiques alg\u00e9rienne et mozambicaine Sonatrach et Empresa Nacional de Hidrocarbonetos (ENH) sont les seules entreprises africaines \u00e0 se classer dans le top 10 des propri\u00e9taires de r\u00e9serves des champs gaziers en phase de pr\u00e9production recens\u00e9s sur le continent.<br \/>\nhttps:\/\/www.agenceecofin.com\/energies\/2003-106627-en-afrique-84-7-des-reserves-de-gaz-en-phase-de-preproduction-se-trouvent-en-dehors-des-pays-producteurs-traditionnels-rapport<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les nouveaux entrants sur le march\u00e9 du gaz naturel en Afrique comme le Mozambique, le S\u00e9n\u00e9gal et la Mauritanie devraient remplacer peu \u00e0 peu l\u2019Alg\u00e9rie, le Nig\u00e9ria, la Libye et l\u2019\u00c9gypte, qui avaient accapar\u00e9 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