{"id":5626,"date":"2023-05-17T15:07:51","date_gmt":"2023-05-17T15:07:51","guid":{"rendered":"https:\/\/ladepeche.mr\/?p=5626"},"modified":"2023-05-21T14:56:48","modified_gmt":"2023-05-21T14:56:48","slug":"elections-el-insaf-sassure-une-majorite-absolue","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ladepeche.mr\/?p=5626","title":{"rendered":"Elections : &#8220;El Insaf&#8221; s&#8217;assure une majorit\u00e9 absolue!"},"content":{"rendered":"<p>Sans r\u00e9aliser un raz-de-mar\u00e9e, le parti \u00ab El Insaf \u00bb reste en t\u00eate des r\u00e9sultats \u00e9lectoraux (l\u00e9gislatives, r\u00e9gionales et municipales). Il pourrait m\u00eame am\u00e9liorer son score \u00e0 l\u2019issue du second tour des l\u00e9gislatives. Mais contrairement au pass\u00e9, ses v\u00e9ritables outsiders auront \u00e9t\u00e9 ses anciens partenaires de la Majorit\u00e9 qui ont su profiter du m\u00e9contentement des investitures.<\/p>\n<p>La campagne s\u2019\u00e9tait achev\u00e9e sans heurts notoires. C\u2019est quand il a fallu entamer les choses s\u00e9rieuses, \u00e0 savoir le vote le 13 mai que les choses semblent s\u2019\u00eatre g\u00e2t\u00e9es par l\u2019incapacit\u00e9 de la CENI \u00e0 mener \u00e0 bien sa mission d\u2019organisation des op\u00e9rations \u00e9lectorales et de d\u00e9pouillement des r\u00e9sultats. Une mission dont elle a \u00e9t\u00e9 investie et sur laquelle les mauritaniens, les pouvoirs publics en premiers, fondaient beaucoup d\u2019espoirs d\u2019une gestion transparente d\u2019autant qu&#8217;ils avaient mis les moyens \u00e0 sa disposition et \u00e0 la disposition des partis politiques en finan\u00e7ant leur campagne. Mais tous ces acquis ont \u00e9t\u00e9 \u00e9branl\u00e9s par la gestion chaotique de la CENI des op\u00e9rations de vote. Ils doivent n\u00e9cessairement rendre leur tablier avant l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle 2024 pour rassurer et les acteurs et les \u00e9lecteurs.<br \/>\nM\u00eame s\u2019ils n\u2019\u00e9taient li\u00e9s que par le dialogue inclusif, la gestion par la CENI des derni\u00e8res \u00e9lections a pr\u00e9cipit\u00e9 et fait voler en \u00e9clat le consensus politique, qui bien que fragile, tenait jusqu\u2019ici la route. Un consensus obtenu par la classe politique pour des \u00e9lections apais\u00e9es et dont les r\u00e9sultats devaient s\u2019imposer \u00e0 tous.  C\u2019\u00e9tait en tout cas l\u2019objectif des autorit\u00e9s pour aplanir les divergences et perp\u00e9tuer ce partenariat consensuel au-del\u00e0 de l\u2019organisation d\u2019\u00e9lections ponctuelles et pour mieux pr\u00e9parer l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle qui pointe d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l\u2019horizon.<br \/>\nPersonne ne semble avoir \u00e9t\u00e9 \u00e9pargn\u00e9 par la gestion de la CENI. M\u00eame le parti au pouvoir en aurait \u00e9t\u00e9 victime. Lui-m\u00eame aurait senti le danger venir des amis d\u2019hier, c\u2019est-\u00e0-dire les partis de l\u2019ancienne majorit\u00e9 pr\u00e9sidentielle lors de la derni\u00e8re l\u00e9gislature. Il savait aussi qu\u2019il avait fait des bourdes lors des investitures qu\u2019il pouvait payer cash lors de ces \u00e9lections. Il faut reconnaitre pour le compte du parti \u00abEl Insaf \u00bb que les m\u00e9contentements sont souvent li\u00e9s \u00e0 un r\u00e9f\u00e9rentiel tribal. Un recul et une tare sociale pas toujours compatible avec la perception de l\u2019Etat moderne et de la citoyennet\u00e9.<br \/>\nEn tout cas, les partenaires de \u00ab El Insaf \u00bb ne se sont pas faits prier deux fois pour r\u00e9cup\u00e9rer ces m\u00e9contentements. C\u2019est de bonne guerre et \u00e0 post\u00e9riori de \u00ab bonne facture \u00bb pour eux.<br \/>\nDans cette atmosph\u00e8re confuse, l\u2019opposition traditionnelle exception faite des islamistes, semble s\u2019engouffrer dans un tunnel dont l\u2019issue pour elle est incertaine. Ses anciens leaders doivent, eux aussi, savoir passer la main et aider \u00e0 renouveler le leadership. \u00ab El Insaf \u00bb qui pourrait, \u00e0 l\u2019issue du second tour, confirmer sa mainmise sur le pays glanant plus d\u2019une centaines de d\u00e9put\u00e9s (d\u00e9partementales et listes nationales) qui lui assurent une majorit\u00e9 confortable face aux partis de l\u2019ex-Majorit\u00e9 emmen\u00e9e par l\u2019UDP et El Islah, n\u2019a encore rien \u00e0 craindre d\u2019une opposition dont le poids aux urnes ne semble pas exprimer sa pr\u00e9sence dans les rues. Les plus optimistes donnent \u00e0 toute l\u2019opposition confondue aujourd\u2019hui 36 si\u00e8ges \u00e0 l\u2019AN dont la majorit\u00e9 au nom de Tawassoul. Une image d\u00e9j\u00e0 vue qui n\u2019influe pas sur le cours des politiques publiques. A moins que la recherche de consensus ou que les crises internes \u00e0 la future Majorit\u00e9 n\u2019apportent de l\u2019eau \u00e0 son moulin. L\u2019opposition fait moins que les partis de l\u2019ancienne majorit\u00e9 (El Insaf en moins). Ces derniers gagneraient aujourd\u2019hui, une quarantaine de si\u00e8ges pour la prochaine l\u00e9gislature.<br \/>\nL\u2019erreur des partis de l\u2019opposition est qu\u2019ils se sont content\u00e9s de d\u00e9noncer des irr\u00e9gularit\u00e9s sans poser de recours. Or, sans ce recours l\u00e9gal, il y a fort \u00e0 craindre qu\u2019on ne donne pas suite \u00e0 leurs demandes. Leur derni\u00e8re d\u00e9claration remettant en cause le respect des clauses de l\u2019accord politique sign\u00e9 en septembre 2022 parait bien plus une surench\u00e8re qu\u2019un recours objectif contre les conditions sombres du vote lui-m\u00eame. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sans r\u00e9aliser un raz-de-mar\u00e9e, le parti \u00ab El Insaf \u00bb reste en t\u00eate des r\u00e9sultats \u00e9lectoraux (l\u00e9gislatives, r\u00e9gionales et municipales). Il pourrait m\u00eame am\u00e9liorer son score \u00e0 l\u2019issue du second tour des l\u00e9gislatives. Mais contrairement au pass\u00e9, ses v\u00e9ritables outsiders auront \u00e9t\u00e9 ses anciens partenaires de la Majorit\u00e9 qui ont su profiter du m\u00e9contentement des &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":5627,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[18,33],"tags":[],"class_list":["post-5626","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites","category-eg"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ladepeche.mr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5626","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ladepeche.mr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ladepeche.mr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ladepeche.mr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ladepeche.mr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5626"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/ladepeche.mr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5626\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5630,"href":"https:\/\/ladepeche.mr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5626\/revisions\/5630"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ladepeche.mr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/5627"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ladepeche.mr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5626"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ladepeche.mr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5626"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ladepeche.mr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5626"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}