{"id":7606,"date":"2023-10-28T09:30:31","date_gmt":"2023-10-28T09:30:31","guid":{"rendered":"https:\/\/ladepeche.mr\/?p=7606"},"modified":"2023-10-28T09:30:31","modified_gmt":"2023-10-28T09:30:31","slug":"israel-palestine-de-de-gaulle-a-macron-laffligeante-derive-de-la-politique-francaise-au-proche-orient","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ladepeche.mr\/?p=7606","title":{"rendered":"ISRA\u00cbL-PALESTINE: De de Gaulle \u00e0 Macron, l\u2019affligeante d\u00e9rive de la politique fran\u00e7aise au Proche-Orient"},"content":{"rendered":"<p>Dans un r\u00e9cit graphique, Alain Gresh et H\u00e9l\u00e8ne Aldeguer racontent plusieurs d\u00e9cennies de relations entre la France, les gouvernements isra\u00e9liens et la Palestine. On y mesure le courage des positions adopt\u00e9es par le g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle et son alignement progressif depuis Nicolas Sarkozy sur la droite coloniale en Isra\u00ebl. Cet ouvrage aussi p\u00e9dagogique qu\u2019incisif \u00e9claire le recul de la France dans cette r\u00e9gion.<br \/>\nL\u2019attaque du Hamas, le 7 octobre, en bordure de Gaza, a fait une victime dont il n\u2019est jamais question : l\u2019Histoire. Soudain, la longue trag\u00e9die du peuple palestinien n\u2019a plus d\u2019origine ni de g\u00e9n\u00e9alogie. Le conflit isra\u00e9lo-palestinien serait n\u00e9 le 7 octobre, et c\u2019est le Hamas qui l\u2019aurait invent\u00e9. La seule id\u00e9e qu\u2019il y ait eu un \u00ab avant \u00bb entraine imm\u00e9diatement des cris indign\u00e9s. Qui se risque \u00e0 \u00e9voquer cette longue, trop longue histoire, est complice du Hamas, voire antis\u00e9mite. C\u2019est peu dire que dans ce contexte (encore un gros mot !), ce Chant d\u2019amour (on expliquera plus loin le pourquoi de ce titre) publi\u00e9 par Alain Gresh et H\u00e9l\u00e8ne Aldeguer est un acte politique majeur pour la v\u00e9rit\u00e9 et la justice.<\/p>\n<p><strong>DANS LE BUREAU DU G\u00c9N\u00c9RAL DE GAULLE<\/strong><br \/>\nCet ouvrage, paru une premi\u00e8re fois en 2017, et pr\u00e9sent\u00e9 dans une version actualis\u00e9e et augment\u00e9e, est un grand livre d\u2019histoire. Il y en eut beaucoup sur le sujet, \u00e9crits parfois par Alain Gresh lui-m\u00eame, mais celui-ci est original par sa forme. C\u2019est un r\u00e9cit graphique illustr\u00e9 par H\u00e9l\u00e8ne Aldeguer qui ouvre cette triste saga \u00e0 des publics tr\u00e8s larges sous-inform\u00e9s, et souvent d\u00e9sinform\u00e9s. Le genre permet de sc\u00e9nographier et de montrer ce qu\u2019on ne voit pas dans les ouvrages habituels par une reconstitution m\u00e9ticuleuse qui n\u2019ajoute ni ne retranche pas une virgule \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9. Ainsi, on est dans le bureau de l\u2019\u00c9lys\u00e9e, en mai 1967, quand De Gaulle demande au ministre isra\u00e9lien des affaires \u00e9trang\u00e8res, Abba Eban, que son pays ne prenne pas l\u2019initiative d\u2019attaquer l\u2019\u00c9gypte. On s\u2019invite \u00e0 la proph\u00e9tique conf\u00e9rence de presse de novembre 1967, dont on n\u2019a retenu \u00e0 tort que les mots pol\u00e9miques \u00ab les Juifs (\u2026) peuple d\u2019\u00e9lite, s\u00fbr de lui-m\u00eame et dominateur \u00bb, quand l\u2019essentiel \u00e9tait dans cette autre phrase : \u00ab Un \u00c9tat d\u2019Isra\u00ebl guerrier et r\u00e9solu \u00e0 s\u2019agrandir \u00bb.<\/p>\n<p>On assiste comme si on y \u00e9tait, en 1976, aux premiers contacts officieux entre Issam Sartaoui, l\u2019\u00e9missaire de Yasser Arafat, et le g\u00e9n\u00e9ral isra\u00e9lien Mattiyahu Peled, dans un appartement parisien. On entend le Palestinien dire \u00e0 son interlocuteur \u00ab je suis un terroriste, (mes) mains sont celles d\u2019un m\u00e9decin mais elles ont aussi tu\u00e9 des juifs \u00bb. Et le g\u00e9n\u00e9ral isra\u00e9lien lui r\u00e9pondre \u00ab j\u2019ai fait quatre guerre contre des arm\u00e9es arabes et contre les Palestiniens \u00bb. Deux guerriers devenus gens de paix. Quand la volont\u00e9 existe\u2026. On est, bien s\u00fbr, aux premi\u00e8res loges quand Fran\u00e7ois Mitterrand re\u00e7oit Arafat avec les \u00e9gards d\u2019un chef d\u2019\u00c9tat, le 2 mai 1989. L\u2019histoire d\u00e9file comme un film m\u00ealant les \u00e9pisodes diplomatiques aux grands mouvements de l\u2019opinion.<\/p>\n<p><strong>LE \u00ab FAIT COLONIAL \u00bb DE MAXIME RODINSON<\/strong><br \/>\nCar c\u2019est aussi le r\u00e9cit d\u00e9taill\u00e9 des passions que d\u00e9chaine ce conflit dans notre soci\u00e9t\u00e9. La rue pro-isra\u00e9lienne port\u00e9e \u00e0 incandescence au moment de la guerre de juin 1967 par une propagande qui ne recule devant aucun mensonge, jusqu\u2019\u00e0 obtenir de France Soir, le grand quotidien de l\u2019\u00e9poque, qu\u2019il titre \u00ab Les \u00c9gyptiens attaquent Isra\u00ebl \u00bb, alors que c\u2019est l\u2019inverse. On voit bient\u00f4t apparaitre des intellectuels m\u00e9diatiques tr\u00e8s efficaces dans le discours pro-isra\u00e9lien. Bernard-Henri L\u00e9vy, d\u00e9j\u00e0 ! On voit na\u00eetre aussi les mouvements de solidarit\u00e9 avec les Palestiniens quand les fedayins rejoignent \u00ab dans l\u2019imaginaire militant (\u2026) la figure du gu\u00e9rillero latino-am\u00e9ricain ou du combattant vietnamien \u00bb. On croise Jean Genet, Jean-Luc Godard, et bien s\u00fbr, Jean-Paul Sartre qui va jusqu\u2019\u00e0 justifier l\u2019attentat contre des athl\u00e8tes isra\u00e9liens, aux Jeux olympiques de Munich, en 1972, par des mots qu\u2019on ne peut plus entendre aujourd\u2019hui : \u00ab Les Palestiniens n\u2019ont pas d\u2019autre choix. Faute d\u2019armes, ils ont recours au terrorisme. \u00bb<\/p>\n<p>Le mot \u00ab terrorisme \u00bb ne faisait pas peur au philosophe. La violence de l\u2019argument non plus. C\u2019est qu\u2019en ce temps l\u00e0, quelles que soient les fautes politiques et morales des combattants de l\u2019Organisation de lib\u00e9ration de la Palestine (OLP), on n\u2019oubliait jamais le \u00ab contexte \u00bb. Un contexte d\u00e9fini une fois pour toutes par l\u2019orientaliste Maxime Rodinson dans un fameux num\u00e9ro de la revue Les Temps modernes : \u00ab Isra\u00ebl, fait colonial ? \u00bb. On le voit, imagin\u00e9 par le trait d\u2019H\u00e9l\u00e8ne Aldeguer, forger son concept devant un Jean-Paul Sartre sceptique. En parlant de \u00ab fait colonial \u00bb, Rodinson donnait \u00e0 tous ceux qui veulent regarder le conflit en face, aujourd\u2019hui encore, aujourd\u2019hui plus que jamais, une grille de lecture inoxydable.<\/p>\n<p>En v\u00e9rit\u00e9, Alain Gresh et H\u00e9l\u00e8ne Aldeguer remontent beaucoup plus loin dans le temps, \u00e0 la d\u00e9claration Balfour de 1917, par laquelle le couronne britannique promettait aux juifs un foyer national sur la terre de Palestine. Ils restituent aussi la complexit\u00e9 du d\u00e9bat de 1947 aux Nations unies qui aboutira au partage et \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019Isra\u00ebl. Un \u00e9pisode rest\u00e9 c\u00e9l\u00e8bre sous sa forme la plus approximative : les Arabes ont refus\u00e9 le partage. On nous rappelle ici ce qu\u2019\u00e9tait le \u00ab partage \u00bb, et on nous remet en m\u00e9moire que l\u2019affaire s\u2019est sold\u00e9e par une proclamation unilat\u00e9rale d\u2019Isra\u00ebl que l\u2019ONU n\u2019autorisait pas. On fait revivre surtout la trag\u00e9die palestinienne d\u2019un exode massif forc\u00e9, et du massacre de villages palestiniens. Le Hamas n\u2019a pas invent\u00e9 la barbarie.<\/p>\n<p>On mesure surtout les reculs de la France dans un dossier o\u00f9 elle fut longtemps tr\u00e8s influente. Charles de Gaulle d\u2019abord, Georges Pompidou ensuite, Val\u00e9ry Giscard d\u2019Estaing, m\u00eame, qui d\u00e9p\u00eacha son ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res \u00e0 Beyrouth pour y rencontrer Arafat, et qui ouvrit une repr\u00e9sentation officielle de l\u2019OLP \u00e0 Paris, ont fait entendre une voix singuli\u00e8re. Fran\u00e7ois Mitterrand, \u00e0 sa mani\u00e8re, assura la continuit\u00e9. On le voit et on l\u2019entend devant le parlement isra\u00e9lien, en mars 1982, \u00e9voquer, certes en termes prudents, les droits des Palestiniens, \u00ab qui peuvent, le moment venu, signifier un \u00c9tat \u00bb. On revoit ici le charnier de Sabra et Chatila, quand, en septembre de la m\u00eame ann\u00e9e, des miliciens chr\u00e9tiens libanais massacr\u00e8rent entre 1 000 et 3 000 Palestiniens sous le regard complice de l\u2019\u00e9tat-major isra\u00e9lien. Avoir de la m\u00e9moire n\u2019est pas inutile pour remettre un peu de raison quand la passion, par ailleurs bien compr\u00e9hensible, nous submerge. Dans cette longue histoire de feu et de sang, les assassins n\u2019ont pas toujours \u00e9t\u00e9 islamistes.<\/p>\n<p>La m\u00e9moire permet aussi de se rappeler ce que furent vraiment les accords d\u2019Oslo, si d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9s, et tellement illusoires. Rien ne les a torpill\u00e9s plus que la colonisation. Toujours le \u00ab fait colonial \u00bb qui ruine encore ces derniers temps les chances de cr\u00e9er un \u00c9tat palestinien. L\u2019histoire peut aussi rallumer l\u2019espoir. Apr\u00e8s tout, elle n\u2019a pas toujours \u00e9t\u00e9 ce qu\u2019elle est aujourd\u2019hui. Les Palestiniens ont \u00e9t\u00e9 populaires dans notre opinion, en 1987, au moment de la premi\u00e8re Intifada, et alors qu\u2019Arafat menait une campagne diplomatique de grande envergure. Mais c\u2019est lui, Arafat, qui avait fait le pari du compromis et de la paix, que les Isra\u00e9liens ont tu\u00e9 symboliquement en 2000, pour lui pr\u00e9f\u00e9rer un autre adversaire : le Hamas. La cause palestinienne s\u2019en est trouv\u00e9e ab\u00eem\u00e9e. L\u2019islamisation du conflit, aid\u00e9e par les attentats du 11 septembre 2001, est devenue la grande imposture du discours occidental.<\/p>\n<p><strong>QUAND HOLLANDE POUSSE LA CHANSONNETTE<\/strong><br \/>\nEt la France dans tout \u00e7a ? Elle a perdu son \u00e2me gaullienne. Peut-on donner une date \u00e0 ce \u00ab tournant silencieux \u00bb, comme l\u2019appelle Gresh ? Quand survient ce r\u00e9alignement de Paris sur Washington et sur la droite isra\u00e9lienne, jusqu\u2019\u00e0 ne plus \u00eatre utile en rien ? Gresh a red\u00e9couvert une d\u00e9claration de Nicolas Sarkozy qui peut servir de rep\u00e8re. En septembre 2006, en voyage aux \u00c9tats-Unis, celui qui n\u2019\u00e9tait encore que ministre de l\u2019Int\u00e9rieur, affirme devant la communaut\u00e9 juive, et en pr\u00e9sence de George W. Bush : \u00ab Je veux dire combien je me sens proche d\u2019Isra\u00ebl. Isra\u00ebl est la victime. Il doit tout faire pour \u00e9viter de passer pour l\u2019agresseur \u00bb. Dix mois plus tard, Sarkozy est \u00e0 l\u2019\u00c9lys\u00e9e. La France officielle prend d\u00e9finitivement le parti d\u2019Isra\u00ebl. Les attentats de 2015 \u00e0 Paris, qui n\u2019avaient pourtant rien \u00e0 voir avec le Hamas, entretiendront la mauvaise fable d\u2019une guerre de religion. Et ce n\u2019est pas le successeur de Sarkozy, le socialiste Fran\u00e7ois Hollande, qui reviendra en arri\u00e8re.<\/p>\n<p>En visite \u00e0 J\u00e9rusalem, en novembre 2013, il ne pousse pas la chansonnette pour c\u00e9l\u00e9brer son h\u00f4te, Benyamin N\u00e9tanyahou, mais il se dit pr\u00eat tout de m\u00eame \u00e0 \u00ab trouver un chant d\u2019amour pour Isra\u00ebl et ses dirigeants \u00bb. L\u2019\u00e9pisode est si \u00e9difiant que Gresh et Aldeguer ont fait de ce \u00ab chant d\u2019amour \u00bb le titre de leur livre. Ironie mordante. Car ce n\u2019\u00e9tait pas un moment d\u2019ivresse. Hollande renouait la avec Section fran\u00e7aise de l\u2019Internationale ouvri\u00e8re (SFIO) coloniale de la IVe R\u00e9publique. Celle de la guerre d\u2019Alg\u00e9rie et de l\u2019exp\u00e9dition de Suez de 1956. On conna\u00eet la suite. La France d\u2019Emmanuel Macron, dans le sillage d\u2019Isra\u00ebl, joue de tous les amalgames pour m\u00ealer les Palestiniens au Djihad global dans lequel ils ne sont absolument pas impliqu\u00e9s. Pas m\u00eame le Hamas. Les auteurs citent enfin un rapport d\u2019Amnesty International du 1er f\u00e9vrier 2022 : \u00ab La population palestinienne est trait\u00e9e comme un groupe racial inf\u00e9rieur et elle est syst\u00e9matiquement priv\u00e9e de ses droits \u00bb. La France officielle soutient sans vergogne l\u2019extr\u00eame droite raciste au pouvoir en Isra\u00ebl. Tout le livre, superbement p\u00e9dagogique, de Gresh et Aldeguer nous invite \u00e0 pratiquer une r\u00e9sistance politique et morale : le conflit r\u00e9sulte toujours du fait colonial.<\/p>\n<p><strong>DENIS SIEFFERT<\/strong><br \/>\n\u00c9ditorialiste \u00e0 Politis, auteur notamment de \u00ab Isra\u00ebl-Palestine, une passion fran\u00e7aise \u00bb, La D\u00e9couverte, 2005<\/p>\n<p>https:\/\/orientxxi.info\/lu-vu-entendu\/de-de-gaulle-a-macron-l-affligeante-derive-de-la-politique-francaise-au-proche,6828<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans un r\u00e9cit graphique, Alain Gresh et H\u00e9l\u00e8ne Aldeguer racontent plusieurs d\u00e9cennies de relations entre la France, les gouvernements isra\u00e9liens et la Palestine. On y mesure le courage des positions adopt\u00e9es par le g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle et son alignement progressif depuis Nicolas Sarkozy sur la droite coloniale en Isra\u00ebl. 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