Le pays est en péril : le danger nous guette à grands pas

La Mauritanie est en danger. Depuis des années, j’alerte sur l’invasion migratoire incontrôlée qui menace l’équilibre de notre nation, mais mes avertissements restent lettre morte. Aujourd’hui, la situation est plus critique que jamais : plus d’un million d’étrangers, selon un officiel espagnol récemment en visite à Nouakchott, sont installés sur notre sol. Réfugiés, demandeurs d’asile, migrants clandestins, leur présence massive exerce une pression insoutenable sur nos infrastructures, bouleverse notre tissu social et expose notre pays à un risque d’implosion. Pourtant, nos dirigeants continuent de minimiser la gravité de cette crise, avançant des discours rassurants totalement déconnectés de la réalité. Comment pouvons-nous croire que cette situation est maîtrisée alors que tout indique le contraire ? L’histoire prouve pourtant que de tels bouleversements démographiques finissent toujours par engendrer des conflits de grande ampleur.
Depuis des années, je tente de conscientiser l’élite nationale sur cette menace. J’ai multiplié les appels, les écrits, les avertissements. Mais face à l’inaction et au déni, la situation ne cesse de se détériorer. Loin d’être un phénomène passager, cette immigration incontrôlée transforme progressivement la physionomie de notre pays. Dans plusieurs quartiers, ces étrangers cohabitent de plus en plus avec la population locale, introduisant des cultures, des croyances et des modes de vie souvent en décalage avec les nôtres. Nos traditions, notre identité, nos valeurs sont menacées. Nos enfants, exposés à ces influences extérieures, subissent une mutation insidieuse de leur environnement. Des cas avérés de perversions et de débauche ont déjà été dénoncés, mais ces alertes restent sans suite. L’État se refuse à voir la réalité en face. Jusqu’à quand fermerons-nous les yeux sur ces dangers croissants ?
Les conséquences de cet afflux massif ne se limitent pas au plan culturel. D’un point de vue socio-économique, elles sont tout aussi dramatiques. Nos hôpitaux, déjà sous-équipés et en manque de personnel, sont littéralement pris d’assaut. Les files d’attente s’allongent par la présence de nombreux étrangers, les services d’urgence sont saturés, et les citoyens mauritaniens se retrouvent délaissés au profit d’autres toujours plus nombreuse. Nos écoles doivent accueillir un afflux constant d’enfants, sans que les infrastructures, les enseignants ou les ressources ne soient renforcés. La qualité de l’éducation en souffre et les conditions d’apprentissage se dégradent, hypothéquant l’avenir de notre jeunesse.
Sur le plan économique, la pression est tout aussi forte. Le marché du travail est submergé par une main-d’œuvre étrangère qui, prête à travailler pour des salaires dérisoires, concurrence directement les Mauritaniens. Même nos vendeurs à la criée, nos ouvriers, nos artisans sont progressivement évincés par des travailleurs venus d’ailleurs, souvent mieux organisés et plus agressifs économiquement. Cette situation engendre une précarisation croissante des classes populaires mauritaniennes, qui voient leur pouvoir d’achat s’effondrer face à une concurrence déloyale et incontrôlée.
Quant aux infrastructures de transport, elles sont à bout de souffle. Nos bus et nos taxis sont bondés, nos routes s’abîment plus rapidement sous l’effet d’une surpopulation urbaine non prévue. La vie quotidienne des Mauritaniens devient un véritable parcours du combattant dans un pays où l’ordre et l’organisation cèdent la place au chaos et à l’improvisation.
Au-delà des aspects économiques et sociaux, l’un des dangers les plus préoccupants demeure la question sécuritaire. Cet afflux massif de migrants incontrôlés crée un terreau fertile pour la criminalité et l’extrémisme. La porosité de nos frontières, couplée à l’absence de contrôle strict, facilite l’infiltration d’éléments criminels, voire terroristes. Il est illusoire de croire que parmi cette population étrangère, il n’existe pas des individus aux intentions douteuses, cherchant à tirer profit de la faiblesse de notre système de surveillance.
Nos forces de sécurité, déjà sollicitées sur plusieurs fronts, ne disposent ni des effectifs ni des moyens nécessaires pour assurer un suivi efficace de cette population en expansion. Les services de renseignement sont débordés, incapables de surveiller efficacement tous ces nouveaux arrivants. La Mauritanie, jadis considérée comme un îlot de stabilité dans une région troublée, devient chaque jour plus vulnérable. Il suffit d’un incident, d’un affrontement, d’un attentat pour que la situation bascule dans le chaos.
Mais ce qui aggrave davantage cette crise, c’est la corruption qui gangrène l’administration mauritanienne. Certains fonctionnaires, mus par l’avidité et l’absence totale de conscience nationale, exploitent sans vergogne cette situation pour s’enrichir. Moyennant de l’argent, ils délivrent des documents officiels à ces migrants, leur permettant de s’intégrer frauduleusement à notre société. Cette trahison impardonnable met en péril la souveraineté nationale et expose notre pays à des infiltrations dangereuses. Combien d’individus aux intentions douteuses ont ainsi pu obtenir une identité mauritanienne ? Combien d’inconnus ont été légalisés par pure corruption administrative ?
Cette situation est d’autant plus grave qu’elle remet en cause la crédibilité de nos institutions. Un État incapable de contrôler son identité nationale, de surveiller ses propres registres, est un État en danger. Si rien n’est fait pour stopper cette dérive, nous risquons de nous réveiller dans un pays où les Mauritaniens seront devenus minoritaires sur leur propre sol.
Pire !! Face à ce péril imminent, où sont les hommes politiques ? Où est l’opposition, censée incarner la voix du peuple et jouer le rôle de contre-pouvoir ? Où est Biram DahAbeid , oû est Elid Mohameden Mbareck , Mohamed Maouloud …Où sont les grands Patriotes Saleh Hanana et autres… Leur silence est une trahison. Ceux qui prétendent défendre les intérêts des Mauritaniens se terrent dans un mutisme coupable alors que la stabilité du pays est en jeu. La question migratoire n’est ni un sujet tabou ni un problème secondaire : c’est une menace existentielle qui exige des réponses fermes et immédiates.
L’absence de réaction des élites politiques montre soit une ignorance totale du problème, soit une lâcheté face à ses implications. Dans les deux cas, leur inaction est impardonnable. L’Histoire jugera sévèrement ceux qui, par négligence ou calcul politicien, auront laissé leur pays sombrer dans le chaos.
Notre souveraineté, notre identité et notre stabilité sont en jeu. Si nous continuons sur cette trajectoire, nous courons à la catastrophe. Il est encore temps d’agir, mais l’heure tourne. Soit nous reprenons en main notre destin, soit nous laissons notre pays sombrer sous le poids de l’inaction et de la lâcheté. L’histoire retiendra notre choix.
Haroun Rabani
harounrab@gmail.com