Cas présumé d’esclavage: Ira dénonce la dispersion violente de son sit-in

Dans une note, l’organisation « Ira » dénonce la dispersion violente de son sit-in et déplore plusieurs blessés dans ses rangs.
Cela fait suite à la découverte d’un cas présumé d’esclavage impliquant une fillette de 11 ans, identifiée comme Nouhe mint Mohamed, signalé dans la commune de Toujounine, à Nouakchott.

Selon Ira, les faits, découverts récemment, relèveraient de l’esclavage. L’organisation soupçonne une tentative pour requalifier l’infraction en « travail de mineur », pour en atténuer les conséquences judiciaires, selon elle.

D’après les mêmes sources, l’IRA a saisi la police le 4 février 2026. Le père de la famille mise en cause, Cheikh Ould Ely, a été brièvement interpellé avant d’être relâché, tandis que son épouse, Isselemha mint Cheikh El Weli ould Horma, enseignante, demeure en détention. Elle est accusée d’avoir transporté la fillette depuis la ville d’Aïoun vers Nouakchott en octobre 2025. Les autorités politiques avaient arrêté le couple avant de libérer le mari.

Une libération suivie le 6 février par l’organisation d’un sit-in pacifique à proximité du Commissariat des enfants en conflit avec la loi, dans le quartier de Dar Naïm.

La manifestation a été dispersée par les forces anti-émeutes, faisant plusieurs blessés parmi les manifestants, selon les organisateurs.

L’IRA indique enfin avoir appelé les autorités à la libération des personnes arrêtées, à l’apaisement et au respect des engagements internationaux de la Mauritanie en matière de protection de l’enfance et de lutte contre l’esclavage.

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