Attaques coordonnées au Mali : l’AES dénonce un complot d’envergure et affiche sa fermeté

La Confédération des États du Sahel a estimé que les attaques armées coordonnées menées samedi à l’aube dans plusieurs villes du Mali relèvent d’« un complot dangereux » soutenu par des acteurs hostiles, tout en affirmant que leur objectif était d’infliger de lourdes pertes aux forces de sécurité et de terroriser les civils.

Dans un communiqué signé par son président de transition, le capitaine Ibrahim Traoré, l’organisation souligne que le niveau de coordination, les cibles visées ainsi que les moyens humains et matériels engagés indiquent une planification de longue date.

La Confédération, qui regroupe le Mali, le Niger et le Burkina Faso, affirme toutefois que cette tentative de déstabilisation a été « déjouée » grâce à la réaction « professionnelle, courageuse et ferme » des forces armées maliennes.

Le texte, daté du 25 avril, condamne des actes « ignobles et barbares » et assure qu’ils ne remettront pas en cause la détermination des populations sahéliennes à vivre « libres, en paix et dans la dignité ».

Les attaques simultanées ont visé Bamako et la localité voisine de Kati, ainsi que Mopti et Sévaré dans le centre du pays, et Gao et Kidal dans le nord. Elles ont été revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, allié au Front de libération de l’Azawad.

Selon le gouvernement malien, le ministre de la Défense, le général Sadio Camara, a été tué lors de l’attaque menée contre son domicile à Kati.

Le Mali est confronté à une insécurité persistante depuis 2012, mais l’ampleur et la simultanéité des attaques du week-end marquent une escalade inédite depuis l’arrivée au pouvoir des militaires à la suite du coup d’État de 2020.

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