Enfin, l’Algérie et le Mali font la paix

Dégel de la crise diplomatique entre le Mali et l’Algérie. Après 15 mois de tensions, les autorités des deux pays décident d’ouvrir la voie du dialogue. Vendredi 10 juillet 2026, le Mali et l’Algérie ont annoncé conjointement le retour en poste de leurs ambassadeurs et la réouverture des espaces aériens. Ces décisions marquent un nouveau départ dans la coopération bilatérale après les accusations de violation d’espace aérien et de soutien aux terroristes formulées par Bamako à l’encontre de l’Algérie.

Reprise des relations diplomatiques entre le Mali et l’Algérie

Bamako et Alger sont en passe de fumer le calumet de la paix. Les deux pays remettent leurs ambassadeurs en poste et décident de rouvrir les espaces aériens. Un réchauffement des relations amorcé suite à des missions de médiation menées par des personnalités du continent. Le Togo, pays « ami » de l’Alliance des États du Sahel, a joué un rôle prépondérant dans ce dégel. Denis Sassou-Nguesso est également intervenu pour la résolution de la crise. Le président congolais a envoyé des émissaires vers les autorités algériennes, porteurs de messages de paix et de réconciliation.

La brouille entre Bamako et Alger est née de plusieurs situations conflictuelles. Plus particulièrement, Bamako accuse l’Algérie de soutenir les groupes terroristes qui sèment la terreur sur son territoire. La destruction d’un drone malien près de la frontière algérienne le 15 avril 2025 a ravivé les tensions. La partie malienne soutient que le drone était dans son espace aérien et conteste les accusations de violation de l’espace aérien algérien. Ces évènements ont conforté les autorités maliennes dans leur position à propos de la rupture de l’accord d’Alger signé avec les groupes indépendantistes du Nord pour mettre fin aux affrontements.

Dans cette crise, Bamako a eu le soutien des deux autres pays de l’Alliance des États du Sahel, le Niger et le Burkina Faso, qui ont fait front derrière leur allié. Cette situation avait détérioré les relations entre l’Algérie et tous les pays membres de l’AES. Mais par la suite, le Niger a reconsidéré sa position et accepté la main tendue de l’Algérie. Cette reprise de la coopération a été marquée par une visite officielle de travail du général Tiani à Alger. Ce déplacement avait suscité de vives réactions. Niamey était accusé d’avoir trahi le Mali.

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