Incendies des postes électriques de Nouakchott : de nouvelles têtes tombent au ministère de l’Énergie

Les mesures de réorganisation et les limogeages se poursuivent dans le secteur de l’énergie, dans un contexte marqué par les conclusions de l’enquête sur les incendies survenus les 21 et 22 août 2026 dans les postes de transformation électrique de Toujounine et de Tevragh-Zeina. Le ministère de l’Énergie et du Pétrole est à son tour concerné par une série de changements touchant plusieurs postes de responsabilité, après l’éviction de son locataire lors du dernier remaniement gouvernemental. Résultat : plusieurs fusibles ont sauté.
Parmi les responsables remplacés figure le directeur général de la Société mauritanienne d’électricité (SOMELEC), dont le départ intervient dans le sillage des mesures prises à la suite des sinistres ayant affecté les infrastructures électriques de la capitale. Il est remplacé par Thiam Tidjani, ancien ministre de la santé. D’autres changements concernent l’administration centrale du ministère ainsi que son secrétariat général.
Au secrétariat général, est nommé Tar Ould Sid El Moustaf tandis qu’Ahmed Limam Elhacen Moud, ingénieur, prend les fonctions de conseiller technique chargé de l’électricité. À l’administration centrale, Hamza Mohamedhen Louli, ingénieur, est nommé directeur général de l’Électricité et des Énergies renouvelables.
Ces changements interviennent alors que les autorités cherchent à établir les responsabilités liées aux incendies et à tirer les conséquences des dysfonctionnements constatés dans le fonctionnement des infrastructures électriques. Les deux sinistres, survenus à quelques heures d’intervalle en août dernier, ont suscité des interrogations sur l’état des installations, les conditions de raccordement des équipements et les mécanismes de contrôle technique et de gouvernance de l’entreprise nationale d’électricité.
Si ces nouvelles nominations et ces départs s’inscrivent dans un contexte de remise en ordre du secteur, elles portent sur des changements de responsables dont la responsabilité individuelle n’est pas encore établie.
Cette nouvelle vague de changements témoigne néanmoins de la volonté des pouvoirs publics de revoir la gestion du secteur, alors que la fiabilité des infrastructures et la continuité du service public figurent parmi les enjeux majeurs pour les usagers de Nouakchott.