Fin du délai de contrôle judiciaire contre l’ancien président Aziz : Retour case-départ?

C’est normalement aujourd’hui que s’achève le délai de contrôle judiciaire contre l’ancien président, Mohamed Ould Abdelaziz. Même si tout semble indiquer qu’on s’achemine vers le respect de cette prescription légale, côté pouvoir, la défense du sieur Aziz estime que l’instruction du dossier est restée vide. Ce sera sans doute un retour case-départ.

 

Tout a commencé pour Ould Abdelaziz et ses anciens soutiens avec la mise en place de la Commission d’Enquête Parlementaire (CEP). Une enquête visant à taire un homme devenu récalcitrant à l’ordre établi et qui se résumera enfin de compte à l’accusation de l’ex-président et de son entourage direct malgré la citation de 300 autres personnes dans l’enquête parlementaire. L’autorité de la chose jugée impose que l’on ne parle pas de ces mystérieux « non-lieux» obtenus par beaucoup d’anciens proches collaborateurs de l’ancien président. C’est d’ailleurs cette sélectivité qui a donné, aux yeux de l’opinion publique, de l’eau au moulin de la défense de l’ancien président poursuivi pour le chef d’accusation “d’enrichissement illicite, recel et blanchiment d’argent”.

Le dernier communiqué du collectif de la défense de l’ancien président estime, en effet, que l’ex-président est détenu pour des raisons «purement et proprement politiques».

 

L’ancien président tient à comparaitre dans un procès public

L’ancien président persiste et signe. Son souhait –selon sa défense- est de comparaitre devant un tribunal, dans un procès public, sans doute, pour se blanchir, pense-t-il. Sa défense égrène, elle aussi, beaucoup de griefs et «violations» des lois et des procédures qui pourraient imploser les charges retenues contre son client alors que le parquet aurait été incapable de produire un « élément de nature à convaincre de la culpabilité de l’ancien président de la république ». Pour la défense de l’ancien président les « rumeurs » colportées l’ont été grâce aux RG et aux « médias qui leur sont affiliés».

Incarcéré en juin 2021 avant de bénéficier d’une résidence surveillée pour des raisons de santé, l’ancien président dont la défense surfe aussi sur la situation politique dans le pays pourrait sans doute voir lever la résidence surveillée qui le maintenait en captivité et restreignait ses mouvements. C’est en tout cas ce que sa défense escompte en espérant que la procédure suivie s’achève par l’organisation d’un « procès équitable, public, où on entendra enfin l’ancien président de la République ». La libération de l’ancien président Aziz est une alternative qui laissent froids les avocats représentant l’Etat. Pour eux, il y a bien déjà le fondement de l’accusation portée en étendard avec l’existence de fonds de près de 2 milliards Usd dont l’ancien président ne peut justifier légalement la provenance.

Aucune date à cet éventuel procès n’a été fixée. Le régime actuel aurait-il vraiment « peur » d’offrir une tribune à l’ancien président via son procès public ?

La partie civile pour qui une audience publique serait le coup de grâce contre l’ancien président dit n’espérer au fonds que cette éventualité. Même libéré donc, l’ancien président continuera de défrayer la chronique juridico-politique.

 

 

 

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