Les États-Unis attaquent le Venezuela et capturent son président, Nicolas Maduro

Trump dit avoir regardé en direct la capture de Maduro
Le président américain Donald Trump a affirmé samedi avoir regardé en direct l’opération de capture et d’exfiltration de son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro. Je l’ai regardée littéralement comme j’aurais regardé une émission télévisée, a déclaré Donald Trump dans une entrevue à Fox News. Nous l’avons regardée dans une salle et nous en avons suivi tous les aspects, a-t-il ajouté, sans préciser qui était également présent avec lui.
Le président américain a également affirmé avoir parlé avec Nicolas Maduro il y a une semaine et que ce dernier souhaitait négocier avec Washington, mais Donald Trump a refusé cette offre. Je ne voulais pas négocier , a-t-il affirmé.
M. Trump a aussi assuré qu’aucun Américain n’a été tué lors de la capture de M. Maduro, qui se trouvait dans une forteresse. Il était dans un endroit très bien gardé, comme une forteresse, a déclaré le président américain, joint par téléphone par Fox News. Le fait que personne n’ait été tué est incroyable, a-t-il estimé, ajoutant que deux hommes ont été touchés, mais ils sont revenus et sont en bonne forme.
Avec des informations de l’AFP
Lula dénonce « une grave atteinte à la souveraineté du Venezuela »
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a condamné samedi une grave atteinte à la souveraineté du Venezuela après les bombardements américains sur Caracas tôt dans la matinée et la capture du président Nicolas Maduro.
Les bombardements sur le territoire vénézuélien et la capture de son président dépassent les limites de l’acceptable et menacent la préservation de la région en tant que zone de paix, a déclaré Lula sur X.
Il a également exhorté la communauté internationale, par l’intermédiaire des Nations unies, à répondre vigoureusement à ces attaques.
Lors de ses premiers mandats (2003-2010), Lula fut un important allié d’Hugo Chavez (1999-2013), mentor de M. Maduro. Mais sa relation avec ce dernier, qui a succédé à M. Chavez en 2013 au décès de celui-ci, s’est lentement détériorée au fil d’élections à l’impartialité condamnée par une partie de la communauté internationale. Particulièrement la troisième réélection de M. Maduro en 2024 que Lula n’a pas reconnue, sans pour autant qu’il admette la victoire du candidat de l’opposition de droite.
Le Brésil et le Venezuela partagent plus de 2.000 km de frontières.
Source : AFP