Pour certains habitants de la capitale iranienne, cet accord représente un espoir d’amélioration économique. « Si l’accord est correctement appliqué, il permettra à l’Iran de renouer avec le reste du monde, ce qui pourrait contribuer à freiner la hausse des prix et à améliorer les conditions de vie de la population », estime Mohammad Kazem Rafiei, 56 ans.
D’autres restent plus sceptiques. Abdullah Mohammadi, 42 ans, doute de la capacité de Washington à respecter ses engagements, évoquant l’accord nucléaire de 2015 (JCPOA), dont les États-Unis s’étaient retirés en 2018 sous la présidence de Donald Trump.
« Les États-Unis ont déjà montré par le passé, notamment avec le JCPOA, qu’ils ne respectaient pas toujours leurs engagements. Avec l’administration actuelle, je demeure peu optimiste », affirme-t-il. « Pour l’Iran, l’expérience du JCPOA a laissé un goût amer. »
Malgré les avancées diplomatiques, l’accord reste fragile. Les tensions persistantes entre Israël et le Hezbollah, mouvement libanais soutenu par l’Iran, continuent de menacer les efforts de désescalade. Les frappes israéliennes menées dimanche dans la banlieue sud de Beyrouth ont rappelé la volatilité de la situation et les nombreux obstacles qui demeurent sur la voie d’un règlement durable.
Guerre au Moyen-Orient : l’Iran accueille l’accord de paix avec prudence