Transparence des affaires publiques: des parlementaires pour la mise en place d’une CEP

Des groupes parlementaires de l’opposition ont annoncé avoir déposé une recommandation en vue de la création d’une commission d’enquête parlementaire (CEP), destinée à « révéler la vérité à l’opinion publique et à mettre fin à un système de gestion échappant au contrôle ».

Dans un communiqué, ces groupes expliquent que cette initiative intervient dans un contexte marqué par « la montée de la corruption financière et administrative au sein des institutions de l’État, ainsi que par le recul constant du niveau de transparence dans la gestion des ressources publiques ».

Selon l’opposition, cette situation a conduit à « l’affaiblissement de la confiance dans les institutions publiques et à la transformation de l’argent public en un champ de favoritisme et d’avantages restreints », ce qui, estime-t-elle, « nécessite une reddition de comptes sérieuse et responsable ».

Les groupes signataires considèrent que les dossiers concernés par la demande d’enquête figurent parmi « les principales sources de gaspillage et de mauvaise gestion au cours des dernières années ».

La recommandation est portée par le groupe parlementaire du parti Tewassoul, le groupe parlementaire “Emel Mauritanie”, ainsi que par les députés Abdessalam Horma et Mohamed Bouya Cheikh Mohamed Fadel.

Selon le communiqué, la commission d’enquête sollicitée devrait porter notamment sur les dossiers suivants : les programmes sociaux Taazour, la gestion du Commissariat à la sécurité alimentaire, les marchés des hydrocarbures, les revenus du gaz offshore, le secteur de l’eau, les marchés des travaux publics, le secteur minier, ainsi que la vérification des diplômes des fonctionnaires et contractuels occupant des postes administratifs supérieurs et intermédiaires.

L’opposition souligne que l’objectif de cette dernière mesure est de mettre un terme aux pratiques de nomination fondées sur le clientélisme, au détriment des critères de compétence.

Le communiqué affirme enfin que « la lutte contre la corruption, la restauration du principe d’égalité des chances et la protection des fonds publics ne constituent pas seulement des enjeux politiques, mais aussi a éviter de fragilisation administrative et économique de l’État au détriment préjudice des citoyens et de la confiance des partenaires et des investisseurs ».

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