Mutilations génitales: tolérance zéro à l’égard de l’excision

La Mauritanie, à l’instar de la communauté internationale, a commémoré vendredi la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard de l’excision, placée cette année sous le thème : « Vers 2030, pas de fin à l’excision sans engagement et investissement continus ».
Organisée par le ministère de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille, cette manifestation vise à promouvoir une culture sociétale de lutte contre l’excision et à mettre en lumière ses répercussions négatives sur la santé et les droits humains.
Dans un discours prononcé à cette occasion, la directrice de la Famille et du Genre au ministère, Mme Saviya Mint Hachem, a indiqué que la préservation des droits humains constitue l’un des axes majeurs des programmes de réforme de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, mis en œuvre par le gouvernement à travers des projets de développement centrés sur l’être humain.
Elle a souligné que l’action humanitaire contribue à l’édification d’une société intégrée, capable de dépasser les défis de la pauvreté pour atteindre la croissance économique, notant que les efforts conjoints du département et de ses partenaires ont permis d’enregistrer des avancées notables dans la promotion de l’abandon de l’excision, notamment à travers des déclarations volontaires dans les wilayas où cette pratique demeure répandue.
Pour sa part, l’adjointe au maire de la commune d’El Mina, Mme Aïchata Dia, a mis en avant les conséquences psychologiques et sanitaires de l’excision, estimant que ce phénomène néfaste est en recul grâce aux politiques gouvernementales adoptées.
De son côté, le porte-parole du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), M. Mohamed El Koury Boutou, a affirmé, au nom du système des Nations Unies, que cette journée constitue une expression de l’engagement collectif et de la responsabilité partagée visant à mettre fin à une pratique qu’il a qualifiée de grave violation des droits humains et d’atteinte à la dignité, à la santé et à l’avenir des filles et des femmes.
La cérémonie s’est déroulée en présence de représentants des autorités administratives et sécuritaires de la wilaya de Nouakchott Sud, ainsi que de représentants d’organisations et d’institutions internationales opérant en Mauritanie.
(avec médias)