Gaza : Feu-vert pour Israêl à violer le cessez-le-feu

Malgré un cessez-le-feu sensé être en vigueur depuis le 10 octobre, la bande de Gaza a de nouveau été frappée par des attaques israéliennes à l’aube ce vendredi. Quatre Palestiniens, dont un policier, ont été tués lors de frappes distinctes menées dans le sud et le centre du territoire, selon des sources sur place.

Les bombardements ont touché des secteurs situés en dehors de la « zone jaune », une partie de Gaza toujours sous occupation israélienne. Des attaques récurrentes et violations répétées du cessez-le-feu par Israël, déjà dénoncées à plusieurs reprises depuis son entrée en vigueur.

Gaza et Cisjordanie même sort

La première attaque est survenue avant l’aube, au moment du suhoor, le repas pris avant le lever du jour durant le mois sacré du Ramadan. Un rassemblement civil dans la zone d’al-Mawasi, à l’ouest de Khan Younis, a été visé par l’armée israélienne, faisant trois morts et plusieurs blessés parmi les civils.

Peu après, une autre frappe a touché un poste de police situé sur la rue Salah al-Din, à l’entrée du camp de réfugiés de Bureij, dans le centre de l’enclave. Le ministère de l’Intérieur de Gaza a confirmé la mort d’un policier et la blessure grave d’un second agent.

Malgré donc le plan du président américain D. Trump imposant un cessez-le-feu, ce dernier n’a jamais été respecté par le gouvernement Benyamin Netanyahou, recherché pour crime de guerre et contre l’humanité par CPI, et qui s’en donne à cœur joie dans la poursuite de son génocide dans l’enclave palestinienne.

Depuis le 10 octobre, date d’entrée en vigueur du cessez-le-feu, pas moins de 618 Palestiniens tués et 1 663 blessés civils viennent alourdir la liste des victimes palestiniennes dénombrées à près de 80 milles personnes tuées et plus de 170.000 autres blessées par Israël depuis le lancement de son offensive le 8 octobre 2023 contre Gaza le Hamas. La majorité des victimes palestiniennes sont des femmes et des enfants alors qu’Israel a encore détruit plus de 90 % des infrastructures civiles de l’enclave.

La population civile demeure la principale victime d’un conflit dont le plan de paix, à ce stade, se résume aux « one man show » du président américain et à la collecte de milliards USD pendant que la Cisjordanie –l’autre partie de Palestine- sombre chaque jour dans l’expropriation des terres occupées par les colons juifs israéliens, avec le soutien apparent de l’armée d’occuption.

« Le Grand Israêl » en construction

Affaire Epstein, Guerre contre l’Iran, vers laquelle le pousse inexorablement le premier ministre israélien, le président américain, acculé masse son armada et toute sa force de frappe dans la région. Une entreprise de destruction qui risque de mener vers l’embrasement de cette région où le gouvernement israélien est le principal vecteur d’instabilité. Palestine, Syrie, Liban, Yemen, Israêl, fort du soutien américain et de quelques gouvernements occidentaux, le gouvernement extrémiste, en sus d’avoir renvoyé aux calendes greques, la paix entre palestiniens et israéliens, mène une guerre de feu et d’usure dont l’objectif a été récemment salué l’ambassadeur américain, M. Hackabee, dans un engagement, sans équivoque, de l’internationale sioniste en faveur du rêve inassouvi des extrémistes religieux.

Au lieu donc de favoriser la paix même au pas de charge comme il l’a entamé avec son conseil où seuls les palestiniens ne sont pas représentés, le président américain par son indifférence aux violations par Israël du cessez-le-feu nourrit lui aussi l’envie d’un baptême de feu en Iran dont les USA ne sortiront certainement pas indemnes. Des fissures se font jour au sein de l’opinion, désabusée par le soutien inconditionnel à Israël, et de son soutien politique “MAGA” qui avait cru à son discours de na jamais mené une guerre par procuration. Mais beaucoup d’observateurs estiment que le président D. Trump serait l’otage de B. Netanyahou auquel il avait symboliquement remis les clés de la Maison Blanche.

Malgré donc l’accord de cessez-le-feu conclu deux ans plus tard, à Gaza, les frappes israéliennes de ces derniers jours rappellent la réalité persistante que la trêve n’a jamais été respectée par Israël et qu’elle semble, aujourd’hui, le dernier souci du parrain du plan de paix. Le génocide peut donc continuer en Palestine.

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button