Moyen-Orient: Guerre israélo-américaine contre l’Iran

L’embrasement militaire entre Israël, les États-Unis et l’Iran fait désormais planer le spectre d’une conflagration régionale aux conséquences potentiellement incontrôlables.
Samedi matin, plusieurs sites à Téhéran, Ispahan et Tabriz ont été frappés lors d’une attaque conjointe américano-israélienne. Un premier bilan fait état de plusieurs dizaines d’écolières tuées à Téhéran, un drame qui choque l’opinion internationale et fait craindre une spirale de représailles aveugles.
Au-delà du choc humain, ces frappes nourrissent le risque d’un embrasement généralisé, susceptible d’entraîner l’ensemble du Moyen-Orient dans un cycle de violence durable.
Ces attaques sont intervenues malgré les pourparlers de paix menés par le gouvernement omanais, qui tentaient d’éviter une implosion militaire. Leur échec apparent affaiblit les canaux diplomatiques et renforce la logique d’escalade. Chaque nouvelle frappe éloigne un peu plus la perspective d’une désescalade négociée et accroît le danger d’un affrontement direct et prolongé.
C’est la seconde fois depuis la guerre des douze jours que le président Donald Trump, élu notamment sur la promesse de réduire l’interventionnisme américain à l’étranger pour se concentrer sur le développement intérieur, engage son pays dans une opération militaire majeure aux côtés du Premier ministre Benjamin Netanyahou. Pour nombre d’observateurs, le chef du gouvernement israélien aurait entraîné Washington dans une nouvelle escalade aux effets imprévisibles, susceptible d’entamer davantage la crédibilité politique du président américain sur la scène intérieure comme internationale. D’autres avancent des hypothèses controversées sur la nature des relations entre les deux dirigeants, alimentant un climat de suspicion qui fragilise encore la lisibilité stratégique de cette offensive.
Sur le terrain, la riposte iranienne tonne déjà. Des attaques visent des bases militaires américaines situées à portée des missiles iraniens dans les pays du Golfe, faisant craindre un élargissement rapide du conflit à l’ensemble de la région. Une telle extension pourrait menacer les voies maritimes stratégiques, déstabiliser les marchés énergétiques mondiaux et provoquer un afflux massif de déplacés.
Face à la gravité de la situation, le Secrétaire général des Nations unies a appelé à la convocation d’urgence du Conseil de sécurité et exigé un arrêt immédiat des hostilités. Cet appel souligne l’urgence d’un sursaut diplomatique pour éviter que cette confrontation ne dégénère en guerre régionale ouverte, voire en affrontement indirect entre puissances aux conséquences mondiales.
Plus que jamais, la crainte dominante est celle d’un engrenage sans issue et qui pourrait même s’élargir à d’autres forces militaires.
Un retour aux négociations écourtées par ces nouvelles frappes conjointes reste le seul moyen de régler diplomatiquement le contentieux iranien avec les EtatsUnis qui semblent mener les guerres pour le compte de leur insaisissable allié israélien.