Le gouvernement condamne des attaques meurtrières contre des ressortissants mauritaniens au Mali (Communiqué)

Le ministère mauritanien de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local a fermement condamné, lundi soir, les attaques répétées visant des ressortissants mauritaniens sur le territoire malien, à la suite d’un incident tragique ayant coûté la vie à deux citoyens.

Dans un communiqué officiel, le département a exprimé ses sincères condoléances aux familles des victimes, tout en dénonçant des actes qu’il qualifie d’inacceptables contre les personnes et les biens des Mauritaniens au Mali.

Les autorités ont, dans ce contexte, appelé les citoyens à se conformer strictement aux consignes des autorités administratives et diplomatiques, en particulier en ce qui concerne la transhumance et les déplacements transfrontaliers, afin de réduire les risques sécuritaires.

Selon les informations officielles relayées par l’armée nationale, l’incident s’est produit à l’intérieur du territoire malien. Le ministère a rappelé avoir déjà interdit la transhumance vers le Mali et engagé des campagnes de sensibilisation à grande échelle pour dissuader les éleveurs de se rendre dans des zones jugées dangereuses.

Dans le cadre du renforcement du dispositif sécuritaire, des comités de veille ont été mis en place dans les zones frontalières. Ces structures, chargées d’assurer la coordination entre populations locales et autorités, ont été équipées de moyens de communication pour améliorer la surveillance et l’alerte.

Le ministère a par ailleurs assuré que la situation des pâturages en Mauritanie est jugée satisfaisante cette année, précisant que le gouvernement a lancé un programme de forage de puits destiné à limiter les déplacements des éleveurs vers l’étranger.

Enfin, les autorités ont exhorté les acteurs politiques, les organisations de la société civile et les médias à privilégier la sensibilisation des citoyens aux enjeux de sécurité, appelant à éviter toute instrumentalisation politique de l’incident.

Dans ce cadre, le président du parti Tewassoul a été convoqué lundi par le ministère, qui lui a rappelé la responsabilité des formations politiques dans la promotion du respect des consignes officielles, notamment dans les zones frontalières.

(avec Ami)

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