Artémis II : les astronautes de la NASA rentrent sains et saufs après avoir survolé la Lune

La NASA a célébré vendredi soir, 10 avril 2026, un succès majeur avec le retour sans encombre des quatre astronautes ayant effectué le premier survol habité de la Lune depuis plus d’un demi-siècle. Cette mission, baptisée Artemis II, marque une étape décisive dans la reconquête lunaire américaine.
Le vaisseau spatial Orion a amerri à 20h07 heure de New York (00h07 GMT) au large des côtes californiennes, concluant une mission d’essai habitée d’une dizaine de jours. À son bord, trois astronautes américains et un Canadien, tous sortis indemnes d’un voyage à haut risque. « Ils sont en excellent état », a assuré Rob Navias, responsable des relations publiques de la NASA, lors de la retransmission en direct.
Le personnel de la NASA et l’armée américaine ont aidé à extraire les astronautes de la capsule qui tanguait, sous les applaudissements des personnes présentes au centre de contrôle de mission. Transportés par hélicoptère vers un navire au large de San Diego, les astronautes ont démontré leur bonne condition physique en marchant sans assistance.
Ce retour sur Terre représentait l’un des moments les plus critiques de la mission. La capsule a atteint des vitesses supérieures à 30 fois celle du son, tout en subissant des températures extrêmes, environ deux fois plus élevées que celles à la surface du Soleil. Un test grandeur nature pour le bouclier thermique d’Orion, qui avait montré des failles lors d’un précédent vol sans équipage.
« Si vous n’aviez pas ressenti d’anxiété en ramenant ce vaisseau spatial sur Terre, c’est que vous n’aviez probablement pas de pouls », a reconnu le directeur de vol Rick Henfling. Heureusement, la rentrée atmosphérique s’est déroulée sans incident majeur. La capsule doit désormais être analysée en détail.
L’administrateur de la NASA, Jared Isaacman, a salué une « mission parfaite » et affirmé que « ce n’est que le début ». Même enthousiasme du côté de la Maison-Blanche : le président Donald Trump a félicité les astronautes pour leur voyage « spectaculaire », évoquant déjà les prochaines étapes : « Prochaine étape : Mars ! », a-t-il écrit sur les réseaux sociaux.
Au-delà de sa réussite technique, Artemis II s’inscrit dans une stratégie de long terme visant à établir une présence humaine durable sur la Lune. L’objectif affiché est la construction d’une base lunaire, tremplin vers des missions plus lointaines, notamment vers Mars.
La mission restera également dans les annales pour ses records humains : Victor Glover devient la première personne de couleur à effectuer un tour de la Lune, Christina Koch la première femme, et Jeremy Hansen le premier non-Américain à participer à une telle expédition.
Les quatre astronautes ont parcouru une distance record, atteignant plus de 406 000 kilomètres de la Terre, tout en capturant des milliers d’images spectaculaires. Ils ont également été témoins d’une éclipse solaire et d’impacts de météorites sur la surface lunaire, enrichissant les données scientifiques disponibles.
La NASA espère désormais envoyer des astronautes fouler le sol lunaire dès 2028. La Chine aussi poursuit ses efforts pour envoyer des astronautes sur la Lune d’ici 2030.
Plus de cinquante ans après les grandes heures du programme Apollo, la Lune redevient ainsi un enjeu stratégique majeur.
Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
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