Élection du SJM: un des “doyens” de la profession dénonce “une mascarade » dans la préparation de l’élection pour le renouvellement du syndicat

Le journaliste et réalisateur mauritanien Cheikh Ould Habib a appelé l’ensemble de ses confrères à boycotter ce qu’il qualifie de « mascarade » électorale liée à la préparation de l’élection des prochaines instances du syndicat des journalistes.

Dans une prise de position rendue publique, Cheikh Habeib, parmi les doyens de la profession, accuse aussi les responsables des médias publics d’ingérence dans le processus, en violation, selon lui, des lois et règlements en vigueur. Il met également en cause les précédentes directions du syndicat, qu’il accuse d’avoir porté atteinte à l’esprit de concurrence loyale et d’avoir modifié des textes réglementaires afin de favoriser leur maintien à la tête de l’organisation.

Cheikh Ould Habib déplore par ailleurs le silence du ministre de tutelle face à une situation qu’il juge préoccupante.

« Je ne pense pas qu’un journaliste attaché à l’éthique professionnelle et aux règles d’une compétition équitable puisse s’intéresser à cette mascarade », a-t-il écrit, estimant que le syndicat « a perdu toute crédibilité dès son premier mandat ».

Le journaliste appelle ses confrères à prendre conscience de ce qu’il décrit comme une « mise en scène » et à y répondre par une mobilisation ferme, à travers la dénonciation et le boycott. Il accuse également certains responsables de médias publics d’exercer des pressions, tant incitatives que dissuasives, sur les journalistes afin d’influencer leurs choix.

Dans son message, il invite les organisations nationales et internationales de défense de la liberté de la presse à condamner ces pratiques, qu’il considère comme contraires aux principes démocratiques et à la liberté d’expression.

Il affirme en outre que le fonctionnement actuel du syndicat favoriserait une logique « d’exclusion et de régionalisme », empêchant l’émergence de nouvelles figures issues de la diversité sociale et culturelle du pays.

Enfin, Cheikh Ould Habib appelle le président de la République à intervenir pour « préserver l’intégrité de son mandat », estimant que de telles pratiques pourraient entacher l’image de la gouvernance et aux valeurs constitutionnelles sous son magistère.

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