Attribution provisoire de licences 5G: Rimatel dans la « cour des grands »
Le processus d’attribution de nouvelles licences de cinquième génération (5G), parvient à un tournant décisif avec les ambitions affichées par les principaux opérateurs de télécommunications dans le pays. Mais avec les 3 opérateurs traditionnels (Mauritel, Chinguitel et Mattel), il faut désormais compter avec la société Rimatel qui aiguise ses ambitions et fait irruption dans la «cour des grands ».
L’appel d’offres lancé le 2 décembre 2025, avec une date limite de dépôt des candidatures fixée au 30 mars 2026 à vu l’intérêt porté par huit sociétés qui avaient acquis le DAO pour étude et soumission éventuelle.
Mais selon l’Are, à l’issue de cette période, quatre dossiers de soumission ont été déposés auprès de l’Autorité de Régulation par les opérateurs Rimatel, Mattel, Mauritel et Chinguitel.
Après examen de la recevabilité, les quatre dossiers ont été jugés conformes et admis à la phase d’instruction. L’évaluation technique a ensuite permis de qualifier l’ensemble des soumissionnaires. L’Autorité de Régulation a procédé à l’ouverture publique des offres financières le mardi 7 avril 2026 à 11 heures.
Les propositions financières s’établissent comme suit :
- Mauritel : 305 000 000 MRU, assortis de 5 % du chiffre d’affaires annuel généré par la 5G ;
- Rimatel : 265 000 000 MRU, assortis de 5 % du chiffre d’affaires annuel généré par la 5G ;
- Chinguitel : 260 555 555 MRU, assortis de 5 % du chiffre d’affaires annuel généré par la 5G ;
- Mattel : 252 600 000 MRU, assortis de 5 % du chiffre d’affaires annuel généré par la 5G.
Toutes les offres financières ayant dépassé le prix de réserve fixé dans le Règlement d’Appel d’Offres, l’Autorité de Régulation a déclaré les quatre sociétés adjudicataires provisoires des licences 5G.
Les opérateurs concernés sont invités à procéder à la signature de leurs cahiers des charges respectifs dans un délai maximal de trente (30) jours à compter du 9 avril 2026. Ils devront également s’acquitter des parties fixes des contreparties financières auprès du Trésor public dans un délai n’excédant pas quinze (15) jours après la signature desdits cahiers des charges.
Cette étape marque une avancée majeure dans le développement des infrastructures numériques en Mauritanie et l’introduction des services mobiles de nouvelle génération.