Opération musclée de déguerpissement des occupants «illégaux »: Le ministère des domaines se défend

Le ministère des Domaines, du Patrimoine de l’État et de la Réforme foncière a annoncé avoir lancé une opération de déguerpissement visant des constructions jugées illégales dans plusieurs zones de la capitale, notamment à l’ouest de la route de Nouadhibou.
Selon un communiqué officiel, cette action s’inscrit dans le cadre d’une campagne globale de lutte contre l’occupation illicite du domaine foncier public, menée conformément aux dispositions légales en vigueur en matière d’urbanisme et de réorganisation foncière.
Les autorités indiquent avoir constaté, ces derniers mois, des tentatives répétées d’appropriation illégale de terrains publics, en particulier le long de la nouvelle rocade de Nouakchott. La dernière intervention concerne des constructions érigées sans autorisation ni titre légal dans la zone ciblée. Malgré des mises en demeure et des délais accordés aux occupants pour présenter des justificatifs, aucun document valide n’aurait été fourni, précise le ministère.
Après un premier délai expiré le 1er avril, puis une prolongation jusqu’au 8 avril, les opérations de démolition ont effectivement débuté le 16 avril et concernent l’ensemble des installations irrégulières, « sans exception ni discrimination ».
Le ministère souligne par ailleurs que certaines parcelles font l’objet de revendications fondées sur des documents falsifiés les présentant comme des lotissements ruraux. Une commission ministérielle a toutefois prévu la régularisation des habitations déjà achevées, tandis que les structures inachevées ou illégales sont vouées à être démolies.
Les autorités affirment qu’aucune construction disposant d’un titre de propriété ou d’un permis de construire valide n’a été concernée par les démolitions. Elles réitèrent leur engagement à lutter contre les fraudes foncières et appellent les citoyens à vérifier la conformité de leurs documents avant tout projet de construction.
Le ministère invite également toute personne s’estimant lésée à introduire un recours ou à présenter des éléments nouveaux, tout en exhortant la population à signaler les réseaux de falsification et de cession illégale de terrains.
Toute infraction constatée entraînera des sanctions, incluant la démolition des ouvrages et des poursuites judiciaires, conclut le communiqué.