Israël : une ONG demande une enquête sur le viol présumé d’une journaliste allemande détenue après la flottille Sumud

Des gardiennes israéliennes de la prison de Givon auraient forcé la journaliste à se déshabiller entièrement avant de l’agresser sexuellement, selon Adalah.
Le centre juridique israélien Adalah a appelé, dimanche, à l’ouverture d’une enquête sur le viol présumé d’une journaliste allemande ayant participé à la mission humanitaire « Flottille Mondiale Sumud » à destination de Gaza en 2025.
Dans un communiqué, Adalah a indiqué avoir déposé une plainte auprès des autorités israéliennes, exigeant « l’ouverture d’une enquête pénale sur le grave témoignage fourni par cette militante européenne », une journaliste allemande.
S’appuyant sur le témoignage de la journaliste, l’organisation affirme que des gardiennes de la prison de Givon, située à Ramla, dans le centre d’Israël, lui ont ordonné de se déshabiller complètement alors que des gardiens masculins observaient la scène derrière un rideau.
Selon Adalah, l’une des gardiennes l’aurait ensuite agressée sexuellement, sous les rires des gardiens présents.
« Lors du transfert de notre cliente du port vers la prison de Ketziot, dans le désert du Néguev, elle ainsi que d’autres participants à la flottille ont été soumis à des violences physiques et verbales de la part des forces de sécurité et du personnel pénitentiaire », a ajouté l’organisation.
Le communiqué précise que ces violences comprenaient « une immobilisation prolongée, l’utilisation de menottes en plastique, le port forcé d’un bandeau sur les yeux, des cris, des agressions physiques ainsi que des menaces ».
La Flottille Mondiale Sumud avait pris la mer en 2025 en direction de Gaza afin d’acheminer une aide humanitaire indispensable vers le territoire soumis au blocus.
Israël maintient un blocus sur la bande de Gaza, où vivent près de 2,4 millions de personnes, depuis près de 18 ans. Le siège a été renforcé en mars dernier avec la fermeture des points de passage et le blocage des livraisons de nourriture et de médicaments, aggravant la crise humanitaire et provoquant une situation de famine dans l’enclave.
L’offensive israélienne à Gaza, lancée en octobre 2023, a fait près de 73 000 morts palestiniens et plus de 172 000 blessés, tout en détruisant environ 90 % des infrastructures du territoire.
aa.com.tr