Afrique de l’Ouest: comment protéger une biodiversité marine partagée?

Réunis à Nouakchott, les ministres des États membres du Partenariat Régional pour la Conservation de la zone Côtière et Marine en Afrique de l’Ouest ont adopté une « Déclaration de Nouakchott » réaffirmant leur engagement à protéger au moins 30 % des zones marines situées au-delà des juridictions nationales, tout en appelant à une coopération accrue et à une mobilisation renforcée des financements pour préserver la biodiversité.
Cette décision est intervenue lundi lors d’une table ronde de haut niveau consacrée à l’Accord sur la biodiversité en haute mer (Accord sur la biodiversité en haute mer), organisée en marge de la 12ᵉ édition du Forum régional maritime et côtier, tenue dans la capitale mauritanienne.
Présidant la rencontre, la ministre mauritanienne de l’Environnement et du Développement durable, Mme Messouda Mint Baham Ould Mohamed Laghdaf, a souligné l’importance stratégique de l’espace maritime ouest-africain, à la fois patrimoine écologique mondial, pilier de la sécurité alimentaire et moteur économique pour des millions de personnes. Elle a insisté sur le rôle central des océans dans l’équilibre climatique et la subsistance des populations, tout en alertant sur les menaces croissantes liées à la surexploitation, à la pollution et aux changements climatiques.
La ministre a également qualifié l’adoption, en septembre 2023, de l’accord BBNJ de « tournant décisif » vers une gouvernance plus équitable et durable des océans, réaffirmant l’engagement de la Mauritanie à travers le renforcement des aires marines protégées, des cadres juridiques et de l’appui aux communautés côtières.
Au cours des échanges, les délégations ont partagé leurs expériences nationales en matière de conservation marine, tandis que la Banque africaine de développement a exprimé sa volonté d’accompagner les pays dans la mise en œuvre de leurs programmes environnementaux.
De son côté, la secrétaire exécutive de la Convention d’Abidjan, Mme Fatou Ndoye, a salué les avancées de la rencontre, mettant en avant les actions menées pour lutter contre la pollution marine et renforcer la gestion durable des zones côtières.
Les participants ont enfin insisté sur la nécessité d’intensifier la coordination régionale et internationale afin de répondre efficacement aux défis environnementaux, soulignant l’interdépendance des écosystèmes marins et des économies qui en dépendent.
(avec Ami)