JIP: le REPP tente de jeter les ponts entre plusieurs générations de journalistes

Le Rassemblement des Entreprises de la Presse Privée (REPP) a célébré, vendredi à Nouakchott et par anticipation de la Journée internationale de la liberté de la presse (JIP), une activité axée sur le rapprochement entre générations de journalistes, dans un contexte marqué par les mutations du secteur.

Placée sous le thème implicite du « passage de témoin », la rencontre a réuni des figures pionnières de la presse nationale et de jeunes professionnels, dans une volonté affichée de valoriser les acquis du passé tout en préparant les défis de l’avenir.

Le ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, El Houssein Ould Meddou, a rappelé l’engagement sans failles des autorités mauritaniennes pour une presse libre et responsable. Il a mis en avant les réformes engagées ces dernières années, notamment en matière de renforcement du pluralisme et d’amélioration du cadre professionnel, tout en appelant au respect de l’éthique et de la rigueur journalistiques. Il a également révélé que le premier lot des cartes professionnelles officielles sera dispensé dans les jours qui suivent.

Des questions existentielles que soulèvera dans le sillage du ministre, le directeur du REPP, Dr Ahmedou Ould Mohamed Etleimidi, qui a appelé plaidé pour une mobilisation générale afin d’asseoir un socle solide et durable pour les entreprises de presse.

Au cœur de l’événement, un panel intitulé « Rencontre des journalistes » a permis d’aborder plusieurs problématiques du secteur, dont les obstacles à la création d’organes de presse, les conditions d’exercice du métier, ainsi que l’évolution du journalisme satirique et les défis de la correspondance sur le terrain. Écho d’une génération fondatrice a contribué à baliser le terrain pour une relève bénéficiant aujourd’hui de conditions plus favorables.

Parmi les témoignages marquants, celui du doyen Bah Ould Saleck, ancien responsable du magazine Mauritanie Nouvelles et acteur du lancement de TV Sahel, qui a insisté sur la nécessité d’accompagner la révolution numérique par une évolution des mentalités, tout en mettant en avant l’importance de l’indépendance économique des médias et des études de marché.

L’ancien correspondant Moussa Ould Hamed a, pour sa part, évoqué ses débuts aux côtés de figures disparues de la presse nationale, rappelant un engagement initial motivé par la défense des plus démunis. Il a estimé que la presse devrait avant tout jouer un rôle de transparence dans la gestion des affaires publiques, regrettant un déficit de service public au niveau des médias d’État.

Abdelbagi Ould Mohamed a également partagé son expérience dans le lancement de la presse satirique hassanophone à travers le journal « Echtari », soulignant une initiative visant à diversifier le paysage médiatique. Zeinebou Mint Jiddou a apporté elle un regard féminin sur cette expérience et sur la contribution des consœurs dans l’émergence de la presse privée dans le pays.

La rencontre a été marquée par la remise de distinctions symboliques à de jeunes journalistes qui se sont distingués ces derniers temps.

Enfin l’on a assisté à la distribution d’équipements aux cameramen pour les aider à se faire remarquer par les forces de l’ordre quand ils couvrent des manifestations brutales et ainsi assurer leur sécurité en évitant qu’ils soient confondus avec les acteurs de manifestations non autorisées.

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