Africa Forward : cap sur une nouvelle ère des relations Afrique–France

À l’approche du sommet Africa Forward prévu les 11 et 12 mai 2026 à Nairobi, l’ambassadeur de France en Mauritanie, Emmanuel Besnier, esquisse dans une tribune, publiée chez nos confrères de “Cridem”, une vision résolument tournée vers l’avenir des relations entre la France et le continent africain : celle d’un partenariat rééquilibré, concret et assumé. Une relation pour laquelle plaidait déjà le président français quand il accueillait le président Ghazouani récemment en visite d’Etat en France.

Dans le prolongement du discours fondateur de Emmanuel Macron à Ouagadougou, ce rendez-vous co-organisé avec le Kenya se veut plus qu’un sommet diplomatique : un marqueur d’époque. Il intervient dans un contexte symbolique, quelques semaines après la visite d’État en France du président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani, présentée comme une illustration tangible du renouveau des liens bilatéraux.

L’ambassadeur met en avant une transformation en profondeur : retrait des bases militaires permanentes au profit de coopérations de formation, multiplication des initiatives internationales en faveur du financement des économies africaines, de la lutte contre le changement climatique, de la souveraineté alimentaire ou encore de l’accès aux vaccins. À cela s’ajoute, souligne-t-il, un travail inédit de lucidité sur le passé colonial, accompagné d’efforts concrets de restitution du patrimoine culturel africain.

En Mauritanie, cette dynamique se traduit par des résultats mesurables : un tissu d’une quarantaine d’entreprises françaises, environ 2 000 emplois directs et un volume d’échanges commerciaux dépassant 340 millions d’euros. Le portefeuille de projets atteint désormais près de 500 millions d’euros, avec un accent marqué sur la jeunesse, l’entrepreneuriat, l’agriculture et les infrastructures durables.

Mais au-delà des chiffres, Emmanuel Besnier insiste sur la dimension humaine de cette relation renouvelée. La mobilité étudiante progresse, tandis que la scène culturelle mauritanienne gagne en visibilité, portée par des artistes comme BRMX et Nour Mint Seymali.

Africa Forward entend ainsi incarner une méthode : rassembler États, secteur privé, institutions comme la Banque africaine de développement, mais aussi jeunesses et diasporas, autour de solutions concrètes aux défis communs — santé, énergie, numérique, sécurité alimentaire.

Dans cette optique, la participation de jeunes figures mauritaniennes engagées, telles que Mo Le Sportif et Fayol Ba, est présentée comme emblématique d’un changement de paradigme : une relation qui ne se construit plus seulement entre États, mais aussi par et pour les nouvelles générations.

Pour l’ambassadeur, ce sommet pourrait bien marquer le passage d’un récit à une réalité : celle d’un partenariat Afrique–France désormais ancré dans l’action, la réciprocité et la projection vers l’avenir.

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