Le parquet tente de se mettre au diapason de l’évolution judiciaire dans le pays

La quatrième rencontre annuelle des membres du parquet, organisée cette année sous le thème : « Le ministère public face aux défis du moment» a été clôture mercredi à Nouakchott par une série de recommandations. Les participants ont, à cet effet, appelé à une modernisation accrue de l’action judiciaire et à un renforcement de la coordination entre les différents acteurs de la justice pénale afin de répondre aux mutations sécuritaires, sociales et juridiques du pays.

Dans son discours de clôture, le Procureur général près la Cour suprême, le magistrat Mohamed Lemine Mohamed Lemine, a souligné que cette rencontre a permis un échange approfondi d’expériences et de visions autour des principaux défis auxquels le ministère public est confronté. Il a estimé que ces enjeux nécessitent une action collective reposant sur la concertation, la confiance institutionnelle et le respect de l’État de droit.

Le responsable judiciaire a affirmé que le parquet est conscient des profondes transformations qui affectent l’environnement juridique et sécuritaire, appelant à transformer les recommandations formulées lors des travaux en programmes d’action concrets capables d’améliorer les performances du système judiciaire et de renforcer la confiance des citoyens dans la justice.

S’exprimant au nom des participants, le procureur de la République près la wilaya de Dakhlet Nouadhibou, Ethmane Yatma B’neijeck, a indiqué que cette rencontre constitue une étape importante dans la réflexion sur l’adaptation du parquet aux évolutions rapides de la société et aux nouveaux défis de la justice pénale.

Il a notamment salué les échanges avec le ministre de la Justice, les responsables des forces de sécurité et de défense, ainsi que les représentants d’institutions nationales et d’organisations de défense des droits humains. Selon lui, ces discussions ont permis de consolider la coordination et la complémentarité entre les différents intervenants du système judiciaire.

Les participants ont également réaffirmé leur engagement à appliquer la politique pénale de l’État dans un équilibre entre fermeté dans l’application de la loi et protection des droits et libertés. Ils ont insisté sur l’amélioration de la qualité des services judiciaires, à travers une meilleure qualification juridique des dossiers et une accélération du traitement des affaires.

La rencontre a aussi mis l’accent sur l’accompagnement de la transition numérique et l’adoption de pratiques judiciaires modernes afin de renforcer l’efficacité et la transparence de l’action judiciaire. Les participants ont enfin appelé à intensifier la coopération dans la lutte contre les crimes liés aux défis contemporains, notamment le trafic de stupéfiants, la corruption, le terrorisme, la traite des êtres humains, le trafic de migrants et la diffusion de fausses informations.

La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence du Procureur général près la Cour d’appel, Mohamed Ould Moulay Ahmed Ould Dey, ainsi que de plusieurs procureurs de la République.

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