Thiès : déjà condamnée en Mauritanie pour des faits similaires, C. Diop accusée d’avoir ébouillanté la fille de son oncle

Une affaire d’une extrême violence secoue la ville de Thiès. Une jeune femme de 29 ans, identifiée sous les initiales C. Diop et connue sous le surnom de « Kadia », a été interpellée puis placée en garde à vue pour tentative de meurtre et coups et blessures volontaires. Selon les informations rapportées par L’Observateur, elle est accusée d’avoir volontairement versé de l’eau bouillante sur la fille de son oncle, lui causant de graves brûlures ayant entraîné une incapacité temporaire de travail (ITT) de 25 jours.
Les faits se sont déroulés dans le quartier Sampathé II, à Thiès, où un différend familial a dégénéré en une scène particulièrement choquante.
Une dispute familiale à l’origine du drame
D’après le récit de L’Observateur, l’incident trouve son origine dans un banal conflit domestique. La petite sœur de la victime aurait utilisé un pot appartenant à C. Diop pour préparer de la bouillie sans avoir obtenu son autorisation.
Mécontente de voir son ustensile utilisé, Kadia se serait violemment emportée contre la jeune fille. Une altercation physique aurait alors éclaté entre les deux femmes.
Alertée par les cris, C. Bal, fille de l’oncle de la mise en cause, serait sortie de sa chambre pour tenter de calmer la situation et séparer les protagonistes.
De l’eau bouillante versée sur la victime
C’est à ce moment que les événements auraient pris une tournure dramatique.
Selon les déclarations recueillies dans l’enquête, C. Diop aurait quitté les lieux sans dire un mot avant de rejoindre sa chambre. Elle y aurait fait chauffer de l’eau puis serait revenue quelques instants plus tard pour la déverser sur C. Bal alors que cette dernière se trouvait dans sa propre chambre.
La victime a subi d’importantes brûlures sur le corps. Un certificat médical établi après les faits a conclu à une incapacité temporaire de travail de 25 jours.
Le 12 juin dernier, C. Bal a officiellement déposé plainte auprès du Tribunal de grande instance de Thiès pour les faits survenus la veille.
Des aveux sans remords
Entendue par les enquêteurs, la suspecte aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés.
Toujours selon L’Observateur, C. Diop a admis avoir ébouillanté sa cousine. Plus troublant encore, elle n’aurait manifesté aucun regret au cours de son audition, selon les éléments recueillis dans le dossier.
Ces aveux ont conduit les enquêteurs à retenir contre elle les infractions de tentative de meurtre et de coups et blessures volontaires.
Un lourd passé judiciaire en Mauritanie
L’affaire a pris une dimension encore plus inquiétante lorsque les proches de la suspecte ont révélé aux enquêteurs qu’elle ne serait pas à son premier acte de violence de cette nature.
D’après les informations rapportées par L’Observateur, C. Diop aurait déjà été condamnée en Mauritanie pour des faits similaires. Cette révélation renforce les interrogations autour du profil de la mise en cause et pourrait peser dans l’appréciation du dossier par la justice.
Le père de la victime également entendu
L’enquête ne s’est pas limitée à la seule suspecte. Sur instruction du procureur, le père de la victime a lui aussi été convoqué par les enquêteurs.
Il est entendu pour non-dénonciation de crime ou délit. Les autorités judiciaires lui reprocheraient d’avoir tenté d’étouffer l’affaire en cherchant un règlement à l’amiable et en dissuadant sa fille de saisir la justice.
Le parquet considère qu’une telle démarche pourrait constituer une infraction pénale distincte, justifiant son audition dans le cadre de cette procédure.
Une enquête toujours en cours
Placée en garde à vue, C. Diop demeure à la disposition du procureur en attendant les suites judiciaires qui seront données à cette affaire.
À Thiès, cette agression particulièrement violente suscite une vive émotion au sein de la population, d’autant plus que les faits reprochés à la suspecte rappelleraient un précédent pour lequel elle aurait déjà eu affaire à la justice à l’étranger.