Energie: construction imminente, à N’Diago, d’une centrale à gaz de 230 MW en PPP avec ACWA Power

Le ministre de l’Énergie et du Pétrole a présenté les principales composantes du projet de centrale à gaz de N’Diago, d’une capacité de 230 mégawatts (MW), dont les contrats ont été approuvés en vue de leur signature avec la société saoudienne ACWA Power. Ce projet, développé sous le modèle du partenariat public-privé (PPP), s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer durablement l’offre d’électricité en Mauritanie.

Le ministre a rappelé que cette initiative constitue une nouvelle étape d’un programme engagé depuis plusieurs années pour répondre à la demande croissante en énergie. Il a notamment souligné que l’État avait lancé, il y a près d’un an et demi, un vaste programme énergétique comprenant également la réalisation d’une centrale éolienne et solaire de 220 MW selon le même modèle de partenariat public-privé.

Selon les explications fournies, les accords relatifs à la centrale de N’Diago reposent sur deux contrats majeurs : un contrat de partenariat public-privé conclu entre l’État mauritanien et ACWA Power, ainsi qu’un contrat d’achat d’énergie entre la Société mauritanienne d’électricité (SOMELEC) et l’entreprise saoudienne. Ces accords couvriront une période de 25 ans à compter de l’entrée en exploitation des installations.

Le projet prévoit également la construction d’un gazoduc destiné à relier les différentes infrastructures, notamment le port de N’Diago. Ce volet sera financé et réalisé par l’État mauritanien. La SOMELEC assurera pour sa part la mise en place d’une ligne à haute tension reliant les installations énergétiques au champ gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA).

Le ministre a estimé que cette infrastructure générera d’importantes retombées économiques et sociales. Les bénéfices attendus sont évalués à près de 7 milliards d’ouguiyas. Le projet devrait également permettre de réduire les coûts de production de la SOMELEC grâce à une moindre utilisation du fuel, améliorer les performances environnementales du secteur énergétique et créer de nombreux emplois.

Abordant l’état du réseau électrique national, le ministre a indiqué que le programme d’urgence déployé à Nouakchott a permis la construction de 42 postes électriques, l’installation d’environ 5 000 poteaux, la pose de 150 kilomètres de câbles basse tension, de près de 200 kilomètres de lignes de 15 kilovolts et de 37 kilomètres de lignes de 33 kilovolts. Selon lui, ces investissements traduisent une amélioration significative des capacités du réseau.

Concernant les coupures d’électricité enregistrées récemment à Atar, il a expliqué qu’elles résultaient de la panne simultanée de deux groupes électrogènes majeurs. L’un d’eux a été réparé il y a quelques jours, tandis que la pièce nécessaire à la remise en service du second a déjà été commandée. Il a ajouté que la capacité de production de la ville a été renforcée par l’ajout d’un groupe supplémentaire de 1,7 MW.

S’agissant des prix des carburants, le ministre a rappelé qu’ils demeurent réglementés par l’État. Les tarifs sont révisés mensuellement sur la base de l’évolution des marchés internationaux. Il a indiqué que la récente baisse des cours mondiaux devrait se répercuter sur les prix pratiqués au niveau national. Il a également souligné que la Mauritanie continue de subventionner les carburants et n’a pas adopté un système de libéralisation totale des prix, ce qui permet de limiter l’impact des fluctuations internationales sur les consommateurs.

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