Mariem Mint Cheikh et Ghamou Achour inéligibles pour 5 ans (arrêt cour d’appel)

La Cour d’appel de Nouakchott a rendu mercredi son arrêt dans le dossier des députées Mariem Mint Cheikh et Ghamou Achour, en ramenant leur peine de quatre à deux années d’emprisonnement ferme. Les deux élues ont également été privées de leurs droits civiques et politiques pour une durée de cinq ans.
Les deux parlementaires, membres du mouvement IRA et élues à l’Assemblée nationale sous la bannière du parti Sawab, étaient poursuivies pour plusieurs infractions, parmi lesquelles des propos jugés injurieux à l’encontre du président de la République, ainsi que des publications diffusées sur les réseaux sociaux.
Selon les poursuites engagées par le parquet dans le cadre de la procédure de flagrant délit, elles étaient également accusées d’atteinte aux symboles de l’État par voie numérique, de diffusion de contenus à caractère raciste susceptibles de porter atteinte à la paix civile et à la cohésion sociale, de diffamation, de menaces, d’injures publiques, d’incitation à la violence et d’appel à des rassemblements pouvant troubler l’ordre public.
En première instance, la chambre criminelle du tribunal de la wilaya de Nouakchott-Ouest les avait condamnées, en mai dernier, à quatre ans de prison ferme.
Le jugement de première instance avait aussi ordonné la suppression de l’ensemble des contenus publiés sur leurs plateformes numériques, la confiscation des téléphones ayant servi à leur diffusion, ainsi que la fermeture des comptes, pages et supports électroniques concernés, conformément aux dispositions prévues par la loi.
L’équipe de défense des deux députées n’a pas assisté à l’audience consacrée au prononcé de l’arrêt. Les avocats avaient auparavant décidé de boycotter les audiences de la procédure d’appel pour protester contre le déroulement du procès.