Centrale de NDiago : « un signal fort du rapprochement des liens économiques entre les États-Unis et la Mauritanie »

Corine R. Sanders, chargée d’affaires de l’ambassade américaine à Nouakchott, ne tarit pas d’éloges sur les opportunités ouvertes par le projet de construction de la centrale électrique de NDiago, en Mauritanie.
Dans une déclaration lue à l’occasion de la signature de l’accord, la diplomate américaine a présenté le projet comme « un signal fort du rapprochement des liens économiques entre les États-Unis et la Mauritanie ».
La responsable américaine croit savoir que l’engagement dans le projet d’une importante société américaine et son implantation en Mauritanie est en soi un gage de reconnaissance et de sérieux des conditions d’investissements dans le pays. Il constituerait également un sceau important pour encourager les entreprises américaines à venir et investir en Mauritanie.
Le projet de centrale électrique à gaz de N’diago en Mauritanie va au au-delà de l’électricité. Pour elle, il s’agit d’une question d’opportunité — une opportunité pour les entreprises, les travailleurs et les communautés américaines et mauritaniennes qui bénéficieront d’une énergie fiable et abordable.
Un espoir quelque peu timoré par la réalité des échanges entre les deux pays. Les échanges commerciaux entre les États-Unis et la Mauritanie demeurent, en effet, modestes et représentent une part très limitée du commerce extérieur mauritanien.
Le commerce total de biens et de services entre les deux pays, en baisse de 21% par rapport à 2023, s’éleverait à 190,6 millions de dollars en 2024, largement au bénéfice des exportateurs us (142 millions USD) alors que pour la même période le commerce bilatéral avec les USA représenterait moins de 5% du commerce extérieur mauritanien (4 milliards Usd)