Mauritanie: trois tonnes de graines dispersées dans une nouvelle campagne de semis aériens

Les autorités mauritaniennes expliquent avoir fait de la reconstitution du couvert végétal leur cheval de bataille. Pour ce faire, elles ont recours à « des graines d’espèces adaptées à la sécheresse et aux zones arides ou semi-arides. C’est vraiment la bonne solution », estime Jean-Luc Chotte, président du comité scientifique français de la désertification et directeur de recherches émérite à l’Institut de recherche pour le développement. Mais l’épandage des graines par avion, à lui seul, ne suffit pas.

« La graine tombe. Elle est enfouie dans le sol. En étant dans le sol, elle évite d’être entrainée par le vent. Mais pour pouvoir faire un arbre, il faut qu’elle germe. Et pour germer, il lui faut de l’eau. Une fois qu’elle aura germée, elle va sortir du sol. Et à ce moment-là, il faut la protéger si jamais on est dans les zones de parcours. Pour éviter que des animaux ou les animaux sauvages ne broutent ces jeunes pousses en train de grandir ». Il faut donc impérativement un suivi sur le terrain. La Mauritanie mène ces campagnes de semis aériens depuis plusieurs années.

Le ministère de l’Environnement se félicité régulièrement du succès de ces opérations sans toutefois annoncer des chiffres précis sur les arbres qui auraient survécus.

Rfi.fr

Photo MEDD

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