« Naza » : Le documentaire israélien qui dévoile le génocide à Gaza

Récompensé par un prix spécial lors de la Mostra de Venise, le documentaire Naza, signé par les cinéastes israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor, raconte le génocide à Gaza. À travers 24 témoignages anonymes recueillis auprès de membres de l’armée et des services de renseignement, le film entend lever le voile sur les méthodes employées dans les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza. Mais déjà ministre de la Culture réclame la déchéance de leur nationalité des deux journalistes israéliens, auteurs de ces révélations.
De tout temps, des dénonciations sont venues d’Israel pour se démarquer des pratiques cruelles et terroristes de l’armée d’occupation israélienne contre le Peuple palestinien. Cette fois, le déni de vérité érigé en communication par le gouvernement israélien sur les massacres prémédités contre les populations civiles est sorti du cœur de l’appareil militaire de l’armée qui se prétendait la plus «morale » du monde. Répéter le même mensonge pour en faire une vérité ne fonctionne pas toujours.
Yuval Abraham, journaliste d’investigation de 31 ans et Rachel Szor, ne font pourtant que relayer des témoignages de soldats israéliens «contraints » de faire le sale boulot que leurs chefs et notamment le gouvernement B.Netanyahu leur demandait : tirer sur tout ce qui bouge. Les images de dévastations de l’enclave palestinienne, noyée, au lendemain du 7 octobre 2023, par deux fois plus de bombes que ne l’a été Hiroshima et Nagasaki, procèdent de la détermination aveugle d’un génocide programmé.
Avec Nazi –pardon Naza- les témoignages produits par les deux réalisateurs israéliens montrent encore profondément la déshumanisation des palestiniens, devenus de simples cibles d’entrainement, dans le cadre des opérations militaires israéliennes à Gaza où IDF l’emporte par un arsenal directement sorti des casernes de plusieurs gouvernements européens.
On apprend à travers les dires des soldats israéliens, que IDF a recours à l’intelligence artificielle dans la préparation des opérations pour viser grands parmi les NAZA (dommages collatéraux). Ainsi pour tuer 1 palestinien suspecté de résistance, IDF aurait sacrifié plus de 500 personnes indistinctement dont des enfants, des femmes et des vieillards.
Les témoignages obtenus par les deux journalistes auprès de militaires et de membres des services de renseignement, sous le couvert de l’anonymat, consignent les pratiques et consignes données pour décimer la population Gazaouie. Le nombre de victimes civiles condamnées dans les frappes importait peu. Pourvu qu’on écrabouille le maximum «d’animaux » comme pérorait fièrement l’ancien ministre israélien de la défense, Y. Golland, sur un plateau de télévision. Preuve que la société israélienne est malade d’elle-même et de ses extrémismes intrinsèques.
Plus de 73 milles morts –un génocide qui se poursuit toujours aujourd’hui- dont plus de 20 milles enfants. Il faut bénéficier du parapluie et du bouclier des « GRANDES » démocraties pour échapper à la potence. C’est ce que B.Netanyahou fait malgré des poursuites judiciaires contre lui pour crimes de guerre et contre l’humanité, par la CPI. Il continue de parcourir impunément leurs espaces aériens. Il est même reçu en grandes pompes dans certaines capitales complices. Difficile de plus en plus d’évoquer les droits humains et la Justice Internationale…Tout a été sabordé pour protéger un assassin d’enfants. Belle leçon d’humanisme et de morale..
Pour se dédouaner des révélations de ses propres soldats, le gouvernement israélien crie «à l’antisémitisme » des festivaliers de la Mostra de Venise. Un énième chantage que les juifs sont nombreux à récuser aujourd’hui en raison des atrocités que le gouvernement israélien veulent leur faire porter à Gaza. Et les journalistes israéliens dans tout ça ? Le gouvernement Netanyahou qui pue le sang n’a pas encore compris que ses jours sont comptés. Il menace dans son dernier baroud de criminel de guerre de radier les auteurs du film du registre des citoyens israéliens.
JD