DPG du Gouvernement Al Amine Lô: «  Il est inadmissible que notre GNL quitte ici pour aller en Europe ou ailleurs et qu’on nous le revende au prix des marchés »

Nouvel accroc entre le Gouvernement sénégalais et la Bp autour du système de vente du GNL, tiré des entrailles du GTA projet conjoint avec la Mauritanie.

Pour le nouveau Chef du gouvernement sénégalais, qui hérite d’une économie en berne, « les textes sont clairs ». Il rejette du revers de la main l’explication selon laquelle le « GNL n’était pas dedans ». Le premier ministre sénégalais qui compte encore sur la Mauritanie pour mener ce combat, milite pour un «GNL au prix de sortie du gisement de GTA. ».

Ce nouvel accroc sur les prix et le système mis en place par Bp et Kosmos semble étrangler les deux pays. Il est bien évident que ces entreprises ne sont pas des enfants de chœur et qu’elles ont travaillé pour se garantir la plus grande marge de bénéfice sur un gisement pour lequel elles ont d’abord parié avant d’y investir d’énormes fortunes pour son exhaure. Mais est-ce suffisant pour s’arroger comme certaines entreprises comme Kinross le fait en Mauritanie s’agissant de l’exploitation de l’Or des bénéfices pour le moins indécents, aux dépens des populations?

« Nous devons, avec la Mauritanie, discuter avec Bp » pour respecter les termes des contrats signés. Car, pour le gouvernement sénégalais, « les textes sont clairs ». Le premier ministre rappelle d’ailleurs à juste titre que le GNL exhumé de GTA est revendu cher aux deux pays juste après une sortie des frontières.

La situation économique dans les deux pays et le contrepoids, qui leur est imposé par la géopolitique internationale avec la guerre américano-israélienne au Proche Orient, enfoncent chaque jour, un peu plus, les deux gouvernements dans des crises inextricables. Et le plus ironique c’est que les deux gouvernements regardent les ressources de leurs propres pays leur filer entre les doigts.

Alors faut-il pour le gouvernement mauritanien, au nom de la solidarité dans ce partenariat avec un pays frère, adopter la même posture du Sénégal ou même appeler à rediscuter les termes de ces contrats qui à vrai dire ne font que l’affaire des multinationales. Même peut créer quelques soubresauts, la Mauritanie, tout comme le Sénégal a besoin de profiter pleinement de ses ressources.

JD

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