Cessez-le feu Iran-Israel: Malgré les assurances de Trump, Israel viole l’accord

Le cessez-le feu entre Israél et l’Iran ne tient à rien. Malgré les assurances, les réflexes belliqueux d’Israël reprennent le dessus. Après des mois d’escalade militaire au Moyen-Orient, les tensions entre l’Iran, les États-Unis et Israël semblaient marquer un recul.
Un cessez-le-feu a été annoncé par le président américain D. Trump démenti par les faits par trois déflagrations enregistrées en Iran. Les derniers échanges de frappes – notamment celles de l’Iran contre Birseba et une base américaine au Qatar – devaient marquer la fin de ce cycle violence, preuve s’il en était que les causes profondes du conflit restent non résolues, et que les équilibres restent précaires.

Trump monte au créneau
La realpolik que Washington tentait d’imposer au différend irano-israélien n’aura pas tenu un instant. L’administration américaine a pourtant montré des signes clairs de sa volonté pour une désescalade des hostilités. Le président Trump a lui-même choisi de ne pas répliquer directement aux dernières frappes iraniennes. Cette retenue, qui contraste avec les postures passées, témoigne d’un changement d’approche, où l’intérêt de sortir d’un conflit coûteux l’emporte sur les impératifs de riposte immédiate. Mais Israel ne l’entend pas de la même oreille et a donc poignardé le président américain dans le dos bien qu’il ait enduré beaucoup de critiques de son propre camp, notamment du mouvement MAGA, pour avoir choisi d’attaquer par procuration l’Iran. Israel ne lui rend pas la monnaie de sa pièce.
Mais si la Maison-Blanche semble vouloir clore ce chapitre, c’est aussi parce que ce conflit, largement nourri par l’hostilité israélienne envers le programme nucléaire iranien, a démontré ses limites stratégiques. L’Iran affirme avoir déplacé les composants clés de son programme nucléaire, rendant toute frappe ciblée moins efficace. À Washington, la relation avec Israël devient plus pesante : soutien traditionnel mais désormais embarrassant, notamment en raison de la ligne dure de Benjamin Netanyahou.
Le Premier ministre israélien s’est engagé dans une confrontation directe avec l’Iran en juin 2025, misant sur une déstabilisation rapide du régime de Téhéran. Pari perdu. L’armée israélienne, bien que technologiquement avancée, a vu ses défenses saturées par des missiles longue portée iraniens. Des frappes ont touché Tel Aviv et Haïfa, forçant une partie de la population à se réfugier dans des abris souterrains.
La perception de l’invulnérabilité israélienne a vacillé. En à peine deux semaines, Israël a montré une vulnérabilité que peu imaginaient encore. Les capacités de dissuasion du Dôme de fer ont été mises à rude épreuve, et l’Iran a profité du chaos pour démanteler une partie du réseau israélien d’espionnage sur son territoire. Cette guerre-éclair s’est révélée coûteuse sur le plan militaire, mais surtout sur le plan symbolique.

Un isolement croissant d’Israël sur la scène internationale
Les actions militaires de Netanyahou – en Iran, mais aussi à Gaza, en Cisjordanie, au Liban Sud et sur le Golan syrien – lui ont aliéné une partie des opinions publiques occidentales, traditionnellement favorables à Israël. Même au sein de la communauté juive américaine, une fracture se creuse entre les soutiens inconditionnels de l’État hébreu et ceux qui rejettent ses dérives nationalistes et ses violations des droits humains.
L’indignation grandissante face à la situation humanitaire à Gaza, et la dénonciation de l’alignement automatique des États-Unis sur les choix militaires israéliens, commencent à imploser le consensus politique américain. Fait inédit, certaines voix issues du mouvement MAGA dont des proches du président Trump ont critiqué l’implication des États-Unis dans les frappes indirectes contre l’Iran, soulignant un tournant dans le débat public que certains lobbies pro-israéliens accusent même d’antisémitique.
Enfin, et selon le Premier ministre qatari, une condition clé de cet apaisement serait l’engagement des États-Unis à faire pression sur Israël pour qu’une issue politique soit trouvée à Gaza, où la situation humanitaire demeure catastrophique.
Si le cessez-le-feu marque une pause bienvenue, il ne résout pas les enjeux de fond comme le retrait d’israel des territoires arabes qu’il occupe et l’érection d’un Etat palestinien que la communauté internationale appelle de ses vœux pour une solution définitive entre les deux Etats. Mais c’est compter encore sur l’intransigeance de la droite israélienne.
À court terme, la désescalade actuelle si elle est respectée pourrait s’apparenter à une trêve tactique. Mais sans réelle volonté politique de transformation des rapports de force, ni révision des stratégies régionales, le Moyen-Orient pourrait bien replonger, tôt ou tard, dans un nouveau cycle de confrontations.

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