Lancement de la deuxième phase du projet «Ressource+» pour la gestion durable de la faune

Un atelier consacré au lancement de la deuxième phase du projet de gestion durable de la faune « Ressource+» s’est ouvert mercredi à Nouakchott. L’initiative, portée par le ministère de l’Environnement et du Développement durable avec l’appui de la FAO et de l’Union européenne, vise à renforcer la protection des zones humides et des oiseaux d’eau tout en soutenant les moyens de subsistance des communautés locales.
Les travaux d’un atelier marquant le démarrage de la deuxième phase du projet de gestion durable de la faune « Ressource+ » ont débuté mercredi à Nouakchott. La rencontre est organisée par le ministère de l’Environnement et du Développement durable en partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), avec un financement de l’Union européenne.
L’atelier a pour objectif de présenter les orientations du projet et les résultats attendus, tout en examinant les modalités pratiques de sa mise en œuvre. Il vise également à clarifier les rôles des différentes institutions nationales et partenaires techniques afin de garantir une exécution efficace du programme et de permettre aux acteurs concernés d’exprimer leurs observations.
Dans son allocution d’ouverture, le conseiller juridique de la ministre de l’Environnement et du Développement durable, secrétaire général par intérim du ministère, Salah Eddine Ould Abass, a rappelé que la Mauritanie accueille chaque année un nombre important d’oiseaux migrateurs dans ses zones humides, notamment dans le sud du pays, qui constituent des espaces favorables à leur repos et à leur reproduction lors des migrations saisonnières.
Il a toutefois souligné que ces espèces font face à plusieurs menaces, notamment la dégradation de leurs habitats naturels, la chasse illégale et les effets du changement climatique. Selon lui, le projet « Ressource+ » s’inscrit dans la volonté nationale d’établir un équilibre durable entre les activités humaines et la préservation des ressources naturelles.
Il a également indiqué que la protection de l’environnement et la conservation des zones humides figurent parmi les priorités nationales, conformément aux orientations des autorités visant à renforcer la place de la Mauritanie comme espace de préservation de la biodiversité.
Pour sa part, le représentant de la FAO à Nouakchott, Souleymane Sidibé, a souligné que la gestion durable des zones humides constitue un défi majeur pour la Mauritanie et l’ensemble de la région sahélienne. Ces écosystèmes jouent, selon lui, un rôle essentiel dans le renforcement de la résilience environnementale, la sécurité alimentaire et le soutien aux moyens de subsistance des populations locales.
Il a précisé que la deuxième phase du projet, cofinancée par le Fonds français pour l’environnement mondial et l’Union européenne, vise à renforcer les connaissances et les capacités liées à la gestion des zones humides et des oiseaux d’eau dans trois pays africains : la Mauritanie, le Sénégal et le Tchad.
De son côté, le représentant de la délégation de l’Union européenne à Nouakchott, David Montehelly, a estimé que le lancement de cette nouvelle phase s’inscrit dans une dynamique régionale visant à soutenir la conservation de la biodiversité et la gestion durable des ressources naturelles, tout en améliorant les conditions de vie des communautés locales et leur capacité d’adaptation aux changements environnementaux.
Il a indiqué que les activités du projet en Mauritanie se concentreront principalement sur certaines zones humides situées le long du fleuve Sénégal. Elles porteront notamment sur la sensibilisation des communautés locales, le renforcement des capacités, le soutien aux opérations de recensement des oiseaux d’eau ainsi que l’actualisation des données relatives à la Convention de Ramsar sur les zones humides et au cadre juridique national de protection de l’environnement.
Le projet « Ressource+ » vise, de manière générale, à renforcer l’expertise en Afrique subsaharienne dans le domaine des oiseaux d’eau et de la gestion durable des écosystèmes des zones humides, tout en développant des approches conciliant conservation de la biodiversité et activités humaines.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du directeur des aires protégées, du littoral et des zones humides au ministère de l’Environnement et du Développement durable, ainsi que de plusieurs responsables et cadres du département.
(avec Ami)