Mauritanie : la mise en service du 2e câble sous-marin attendue au 1er trimestre 2027

La dépendance à un unique câble sous-marin fragilise encore le réseau Internet de plusieurs pays africains. Confronté à des perturbations liées au câble WACS, le Congo a procédé, à la mi-février, à la mise en service du câble 2Africa afin de renforcer sa connectivité internationale.

En Mauritanie, les travaux de la station d’atterrissement du câble sous-marin international EllaLink ont atteint un taux de réalisation de 46 %, selon les autorités. Le gouvernement affiche sa volonté d’accélérer le rythme du chantier afin d’achever les infrastructures dans les délais et de permettre une mise en service du deuxième câble sous-marin du pays au premier trimestre 2027.

Ce point d’étape a été dressé le vendredi 27 février à l’issue d’une réunion de travail présidée par Ahmed Salem Ould Bede, ministre de la Transformation numérique et de la Modernisation de l’Administration. Il a échangé avec une délégation de haut niveau d’EllaLink conduite par son directeur général, Philippe Dumont. Les discussions ont porté sur l’état d’avancement technique du projet et sur les mesures à mettre en œuvre pour respecter le calendrier annoncé.

Selon les informations communiquées, des progrès significatifs ont été enregistrés sur plusieurs composantes clés du projet. Les travaux marins, incluant la pose du câble au large des côtes mauritaniennes, avancent conformément au planning. La chambre de plage, point de jonction entre la section sous-marine et le réseau terrestre, est également en cours de finalisation. Parallèlement, la construction de la station d’atterrissement et les travaux terrestres reliant la chambre de plage à la station progressent de manière satisfaisante.

C’est en juillet 2025 que les travaux de la station d’atterrissement ont été lancés à Nouadhibou, avec une mise en service prévue initialement pour 2028. Les autorités s’attendent à une connectivité internationale supplémentaire avec une vitesse initiale de 200 gigabits par seconde, extensible jusqu’à 500 gigabits par seconde, et une capacité totale de 12 térabits.

Le nouveau câble viendra renforcer l’infrastructure numérique nationale en complétant les capacités du câble ACE, auquel la Mauritanie s’est connectée en 2011 et dont elle dépend encore largement pour son accès à la connectivité internationale. Cette dépendance expose le pays à une forte vulnérabilité : les pannes récurrentes enregistrées sur cette infrastructure ont déjà entraîné des perturbations des services Internet et de téléphonie mobile à l’échelle nationale, affectant administrations, entreprises et usagers. Même les opérations de maintenance programmées provoquent des baisses significatives de débit, voire des coupures temporaires, faute d’alternative pleinement opérationnelle.

Isaac K. Kassouwi (agenceecofin.com)

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