Le Ghana proteste à l’ONU après l’attaque de ses Casques bleus au Liban

Le ministère ghanéen des Affaires étrangères a saisi le secrétaire général de l’ONU après que deux soldats de la paix ghanéens ont été blessés lors d’une attaque israélienne contre une position de la Finul.

C’est une Afrique manifestement gênée aux entournures qui assiste à la guerre menée en Iran par Israël et les États-Unis. Le Ghana vit cette séquence historique sous un prisme spécifique : dans le second front de l’offensive israelo-américaine, celui ouvert au Liban, pays hôte du mouvement islamiste Hezbollah, une attaque de missiles a endommagé, le 6 mars, une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). Or, l’un des plus anciens et importants contributeurs de la force n’est autre que le Ghana, avec un bataillon d’environ 850 à 900 soldats actifs dans le sud du Liban.

Soldats de la paix en pleine guerre

L’Agence nationale d’information libanaise (ANI) évoque « plusieurs membres des forces ghanéennes » atteints « après que leur position dans la ville d’al-Qaouzah a été prise pour cible ». Selon l’armée ghanéenne, ce sont deux Casques bleus qui auraient été « grièvement blessés » et un autre « traumatisé ». « Dans un état stable », ils auraient été pris en charge dans l’attente d’une évacuation vers un hôpital de la force onusienne. Le bâtiment accueillant le mess des officiers aurait été « entièrement brûlé ». L’attaque a été « directe », a affirmé le chef de l’État libanais, Joseph Aoun.

Après avoir « fermement » condamné l’agression israélienne, Samuel Okudzeto Ablakwa, le ministère ghanéen des Affaires étrangères a annoncé le dépôt d’une « protestation » auprès du secrétaire général des Nations unies, António Guterres. Les autorités du Ghana souhaitent qu’« une enquête complète, immédiate, impartiale et transparente » permette d’identifier les « responsables » afin que ceux-ci soient « placés devant leurs responsabilités ». Accra n’hésite pas à considérer que l’agression « équivaut à un crime de guerre » portant de surcroît atteinte « aux protections accordées au personnel de maintien de la paix des Nations Unies ».

Le Ghana proteste à l’ONU après l’attaque de ses Casques bleus au Liban

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