Coupe du monde 2026 : faut-il maintenir la compétition avec la guerre en cours au Moyen-Orient?

Alors que le conflit au Moyen-Orient continue de s’intensifier, une question commence à émerger dans les débats internationaux : la Coupe du monde de la FIFA 2026 doit-elle vraiment se tenir comme prévu dans trois mois ?
Depuis plusieurs jours, l’actualité mondiale est dominée par l’escalade des tensions opposant les États‑Unis et Israël à Iran. Cette situation géopolitique délicate survient à l’approche du plus grand rendez-vous du football, qui doit se dérouler en Amérique du Nord.
Face aux inquiétudes, la FIFA ne semble toutefois pas envisager de modifier son calendrier. L’instance dirigeante du football mondial a laissé entendre que la compétition serait maintenue, même si le conflit devait se poursuivre.
Lors d’un événement organisé à Dallas, le directeur des opérations de la FIFA, Heimo Schirgi, a estimé que l’ampleur d’un tel tournoi rendait pratiquement impossible tout report. Selon lui, la Coupe du monde représente un événement d’une dimension telle qu’un changement de date serait extrêmement compliqué à mettre en œuvre. L’objectif reste donc que toutes les équipes qualifiées puissent participer au tournoi. La tendance est d’ailleurs annoncé avec le rejet par la FIFA du report par la fédération irakienne, mitoyen de cette guerre, de son match de barrage prévu fin mars.
Ces déclarations interviennent alors que certaines interrogations subsistent autour de la présence parmi les organisateurs de cet événement planétaire des USA, mais aussi en rapport avec la participation de la sélection iranienne.
Pour l’heure, l’organisation reste donc inchangée. La Coupe du monde de la FIFA 2026 doit toujours se tenir du 11 juin au 19 juillet 2026 et sera coorganisée par les États‑Unis, le Canada et le Mexique.
Mais au-delà des aspects logistiques, une interrogation persiste : un événement sportif planétaire peut-il réellement se dérouler normalement alors que certains de ses acteurs sont impliqués dans une guerre majeure ? Pour beaucoup d’observateurs, le débat ne fait peut-être que commencer.
(avec médias)