Uranium: le projet Tiris intéresserait les américains

Le regain d’intérêt des États-Unis pour l’uranium, en particulier les ressources africaines, ouvre des perspectives prometteuses pour plusieurs projets miniers du continent. Parmi eux, le projet Tiris en Mauritanie apparaît comme l’un des candidats les plus avancés pour répondre à la demande croissante de combustible nucléaire.

Washington fait en effet partie des pays ayant souscrit à l’objectif de tripler les capacités nucléaires mondiales d’ici 2050. Cette ambition s’accompagne d’efforts pour reconstruire la filière américaine de l’uranium et diversifier les sources d’approvisionnement à l’international, avec une attention particulière portée à l’Afrique.

Dans ce contexte, la Mauritanie se positionne comme un acteur de plus en plus stratégique. Le projet Tiris bénéficie déjà de l’intérêt de la DFC (U.S. International Development Finance Corporation), l’agence américaine de financement du développement, qui étudie la possibilité d’accorder un financement à la future mine, révèle dans une récente livraison le site écofin.com. Cette démarche constitue l’un des signaux les plus concrets de l’intérêt américain pour le secteur uranifère mauritanien.

Si aucun investissement public américain ni contrat d’approvisionnement ferme n’a encore été annoncé, Tiris figure parmi les projets africains les plus avancés susceptibles de profiter de cette nouvelle dynamique. À la différence de plusieurs actifs encore au stade préliminaire ou confrontés à des défis réglementaires, le projet mauritanien dispose déjà d’une visibilité internationale croissante et pourrait jouer un rôle important dans la diversification des sources mondiales d’uranium.

À titre de comparaison, le projet Muntanga d’Atomic Eagle en Zambie, dont l’étude de faisabilité a été publiée en 2025, n’a pas encore entamé sa phase de construction. Quant au projet Madaouela au Niger, il reste paralysé par des incertitudes liées au retrait de son permis minier. Dans ce paysage, Tiris apparaît comme l’un des projets africains les mieux positionnés pour bénéficier de l’intérêt américain pour l’uranium et de la relance mondiale du nucléaire, explique la même source.

(avec médias)

 

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