Politique: 38 partis politiques autorisés depuis 2019, 26 autres en attente d’agrément

Dix-huit nouveaux partis politiques ont été autorisés en Mauritanie au cours des sept dernières années, tandis que 26 autres attendent leur agrément sur la plateforme « Hawiyati », a indiqué le directeur général de l’Administration territoriale au ministère de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local, Zayed Zlashane Ould Vall.
Selon ce responsable, cité par Alakhbar, le pays compte actuellement 38 partis politiques autorisés. Si les procédures d’agrément des 26 formations actuellement en attente sont menées à leur terme, ce nombre pourrait atteindre 64 partis.
Ces chiffres ont été communiqués par M. Ould Fal lors d’un entretien accordé à la radio publique mauritanienne, dans lequel il a présenté le bilan de l’action du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation et du Développement local au cours de la période 2019-2026.
Le responsable gouvernemental a également évoqué la réforme de la législation relative aux associations, marquée par le passage d’un régime d’autorisation préalable à un système déclaratif. Cette réforme a permis, selon lui, l’enregistrement de plus de 11.000 associations non gouvernementales.
Sur le plan administratif et territorial, cinq nouvelles moughataas (départements) ont été créées au cours des dernières années. Les autorités administratives ont également bénéficié de moyens supplémentaires destinés à renforcer leur capacité opérationnelle.
Ces mesures ont notamment reposé sur le doublement des dotations financières allouées aux autorités administratives ainsi que sur la tenue régulière de la Conférence des walis, qui constitue un cadre de rencontre avec le président Mohamed Ould Ghazouani.
M. Ould Fal a par ailleurs souligné la création d’un ministère délégué auprès du ministre de l’Intérieur, chargé de la Décentralisation et du Développement local, ainsi que la création de 19 nouvelles communes.
Il a enfin fait état de la mise en place du Conseil supérieur de la décentralisation, placé auprès de la présidence de la République, et du doublement, de 100 %, du budget du Fonds régional de développement. Des véhicules de service ont également été mis à la disposition de l’ensemble des autorités administratives, a-t-il ajouté.