Camps de Tindouf : L’aide humanitaire et les économies des réfugiés Sahraouis au cœur de nombreuses controverses

Depuis des années, des rapports d’institutions internationales, dont l’Office européen de lutte antifraude (OLAF), dénoncent le détournement méthodique des cargaisons de nourriture, de médicaments et de matériel logistique destinés aux réfugiés des camps de Tindouf.

Selon ces enquêtes, l’Europe et le tissu associatif international financent une solidarité qui, selon ces enquêtes, alimente un marché noir florissant géré par l’appareil sécuritaire et les représentations du mouvement à l’étranger. En Italie, des activistes sahraouis contestent ouvertement la gestion de Fatima Mahfoud, représentante officielle du Polisario (Depuis avril 2020), l’accusant d’instrumentaliser la détresse des enfants et les projets d’assistance médicale pour capter des flux financiers échappant à tout contrôle indépendant.

À ce détournement structurel s’ajoute une crise interne sans précédent. En septembre 2026, les camps de Tindouf (notamment à Rabouni et au camp de Chahid El Hafed) ont été secoués par la colère de centaines de résidents, de commerçants et de coopératives locales exigeant la restitution de leurs fonds, estimés à 6,6 millions de dollars, suite à l’effondrement de la société ‘’Infravest for Contracting and Investment’’.

Opérant en toute liberté depuis 2022 sous la direction de Sallamou Abba Ali (qui a depuis pris la fuite avec la caisse), l’entreprise ‘’Infravest‘’ avait mis en place une escroquerie pyramidale de type Ponzi, engloutissant les maigres économies de milliers de familles sahraouies vulnérables.  L’impunité totale dont a bénéficié ‘’Infravest‘’ pendant des années pour collecter des fonds dans une zone militarisée fermée démontre, au mieux, une complicité passive, et au pire, une participation active
de hauts dignitaires de l’appareil du Polisario.

Face à ce constat, la communauté internationale, l’Union européenne et les pays donateurs ne peuvent plus fermer les yeux. Financer l’aide aux camps de Tindouf sans imposer un recensement strict des populations et un audit indépendant des canaux de distribution revient, selon les dénonciateurs, à se rendre complice d’un système de prédation combinant vol de l’aide internationale et dépouillement financier des réfugiés.

Alors que l’Espagne s’apprête à offrir une perspective d’émancipation juridique et citoyenne à des milliers de Sahraouis via l’octroi de la nationalité espagnole, les autorités européennes et italiennes sont pressées d’exiger des comptes sur l’utilisation des fonds publics et associatifs alloués.

(avec médias)

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