Ramadan 2026 : dans les foires, seul le made in mauritania sera exposé

Privilégier la production nationale et limiter la présence des produits importés dans les circuits commerciaux soutenus par l’État, telle est la décision prise par le gouvernement lors d’une réunion consultative avec dix entreprises comptant parmi les principaux producteurs agricoles nationaux. La réunion a été présidée par le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, Sid Ahmed Ould Bouh et en présence du président de l’Union nationale du patronat mauritanien, Mohamed Zeine El-Abidine Ould Cheikh Ahmed.
Organisée après les quatre premiers jours du Ramadan 2026, cette réunion s’inscrit dans le cadre du suivi étroit de la politique agricole visant à renforcer la souveraineté alimentaire et à garantir un approvisionnement régulier des marchés en produits locaux.
Le ministre Ould Bouh a rappelé à l’entame d’une intervention prononcée à l’occasion que cette démarche répond aux orientations du Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, soucieux de permettre aux citoyens d’accéder aux denrées de première nécessité à des prix abordables durant le mois sacré, tout en boostant l’économie nationale.
Six décisions organisationnelles ont été, à cet effet, adoptées pour renforcer l’efficacité des foires et expositions commerciales. La mesure phare concerne l’interdiction formelle d’exposer tout produit non national dans ces espaces, afin de réserver exclusivement ces plateformes à la promotion des produits mauritaniens et de limiter la concurrence de produits étrangers.
Parmi les autres décisions figurent la fixation d’un plafond des quantités vendues pour éviter la revente spéculative, la fourniture de climatiseurs pour améliorer les conditions dans les expositions, le renforcement de la coordination et du suivi, ainsi qu’un appui accru à la commercialisation des produits locaux. L’objectif affiché est clair : protéger le marché intérieur, stimuler la production nationale et orienter la consommation vers les produits du terroir.
Pour le président de l’Union nationale du patronat mauritanien cité par nos confrères de l’AMI, ette rencontre aurait permis d’examiner les défis rencontrés par les producteurs durant les premiers jours du Ramadan. Il aurait également réaffirmé l’engagement du secteur privé à accompagner les nouvelles orientations et a appelé les consommateurs à privilégier l’achat de produits locaux, mettant en avant leur impact direct sur la croissance économique et le renforcement du tissu productif national de cette préférence.
Pendant le mois de ramadan, période de grande consommation, où le marché est achalandé de produits venus de pays limitrophes, la concurrence bat son plein à la production nationale faite de produits laitiers, de légumes, de fruits, de dattes, d’œufs et de volailles ou encore de farine, d’oignons et de pomme de terre…
La prolifération des denrées pendant ce mois s’accompagnent souvent, par ailleurs, par une forte hausse des prix des produits de base, pointée comme une spéculation délibérée des marchands.