Etablissements privés : Quand l’école devient un terrain d’injustice.

Derrière la façade de l’enseignement, se cachent parfois des formes d’injustice, d’arnaques et de gestion douteuse qui fragilisent à la fois les enseignants et la qualité de l’éducation.

Le problème commence souvent à la tête de ces structures.
Certains établissements sont confiés à des responsables sans réelle qualification dans le domaine de l’enseignement.
Dans certains cas, la question des diplômes mérite d’être posée avec sérieux. Si un contrôle rigoureux des diplômes originaux était instauré, il révélerait probablement des irrégularités majeures. Mais c’est surtout dans la gestion du personnel enseignant que les derives deviennent flagrantes.
Lorsqu’un professeur cherchent à obtenir quelques heures de cours, il se trouve face à des pratiques peu transparentes. Alors qu’il souhaite être payé au forfait, il est parfois contraint d’accepter un paiement à l’heure, généralement à un tarif négocié à la baisse en raison de difficultés financières.
Plus grave encore le taux horaire convenu, qu’il soit 150, 200 ou 300 MRU est parfois sous-déclaré auprès du propriétaire de l’établissement. Cette différence alimente des gains illicites au profit de certains responsables. Les irrégularités ne s’arrêtent pas là.
Pendant les périodes de devoirs et de composition, des emplois du temps sont établis pour la surveillance.
Curieusement, seuls certains enseignants en bénéficient, tandis que d’autres, pourtant impliqués, sont exclus.
Pourtant, les montants liés à ces surveillances sont bel et bien comptabilisés…
sans être versés à ceux qui y ont droit.
En fin d’année scolaire, la situation se dégrade d’avantage. Certains responsables refusent simplement de payer les mois de mai et de juin. Leur stratégie est bien rodée : Organiser les évaluations de fin d’année plus tôt, encaisser les frais des parents puis invoquer des listes fictives de parents “mauvais payeurs “pour justifier le non payement des enseignants.
Face à ces abus, quelques enseignants courageux saisissent les tribunaux et obtiennent justice. Mais beaucoup d’autres, par lassitude ou par nécessité, préfèrent abandonner leurs droits et chercher du travail ailleurs.
Cette situation ne peut plus durer. L’inspection du travail doit intensifier ses contrôles dans ses établissements souvent pointés du doigts. Le ministère de l’éducation nationale, quant à lui, doit faire preuve de plus de vigilance. Car au-delà, des enseignants, ce sont les élèves qui subissent indirectement les conséquences de ces dérives.
Il est urgent de mettre en place et de faire respecter un véritable code déontologique pour assainir le secteur de l’enseignement privé.
L’école ne doit jamais devenir un lieu de d’exploitation mais rester un espace de transmission, d’équilibre et de confiance.
Ba Hamet

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button