Mise en place d’une commission d’enquête parlementaire : Ghazouani aurait donné son feu-vert!

La majorité présidentielle ne devrait plus s’opposer à la constitution d’une commission d’enquête parlementaire réclamée par des députés de l’opposition depuis la fin janvier dernier, après le feu-vert donné par le président de la République lui-même à son groupe l’exhortant à ne pas faire ombrage à une quelconque initiative permettant aux élus d’exercer pleinement leur mission de contrôle, notamment vis-à-vis de l’exécutif.

Des députés issu du parti au pouvoir, El Insaf, préciseraient, selon Alakhbar qui rapporte la nouvelle, que cette position aurait été pratiquement arrêtée il y a environ une semaine, après des instructions attribuées au président Mohamed Ould Ghazouani.

La même source indique que le parti devrait prochainement transmettre officiellement sa position favorable aux députés ayant porté la recommandation, afin d’engager les procédures nécessaires à la mise en place de cette commission au sein de l’Assemblée nationale.

Si elle voit le jour, cette commission constituerait la première enquête parlementaire visant des dossiers liés à un régime en exercice. Elle serait également la troisième commission d’enquête de ce type en Mauritanie, après celle portant sur la période de l’ancien président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi et celle consacrée à la « décennie » de l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz.

La demande de création de cette commission avait été déposée le 28 janvier dernier par plusieurs groupes parlementaires d’opposition, trois jours avant la clôture de la précédente session parlementaire ordinaire. Les signataires affirmaient vouloir « révéler la vérité à l’opinion publique » et mettre fin à « un système de gestion échappant au contrôle ».

Les groupes parlementaires avaient justifié leur initiative par « l’aggravation de la corruption financière et administrative au sein des institutions de l’État » ainsi que par « le recul continu de la transparence dans la gestion des ressources publiques ». Selon eux, cette situation aurait contribué à affaiblir la confiance dans les institutions et à transformer les deniers publics en instrument de favoritisme.

La recommandation a été signée par le groupe parlementaire du parti Rassemblement national pour la réforme et le développement – Tawassoul, celui de Espoir Mauritanie, ainsi que par les députés Abdessalam Horma et Mohamed Bouy Cheikh Mohamed Fadel.

Les parlementaires de l’opposition demanderaient l’ouverture d’enquêtes sur plusieurs sujets dont entre autres es programmes sociaux de Taazour, la gestion des stocks alimentaires, les marchés d’approvisionnement en carburant, les revenus du gaz offshore, le secteur de l’eau, les marchés publics liés aux infrastructures routières,…

Ils réclameraient également un audit des diplômes de l’ensemble des fonctionnaires et contractuels occupant des postes administratifs supérieurs et intermédiaires…

 

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