Production rizicole: le PM pour un plan d’action définissant une stratégie agricole à long terme

Le Premier ministre mauritanien, El Moctar Ould Djay, a présidé mercredi une réunion consacrée à la situation du riz local et à ses perspectives de développement, dans un contexte où la Mauritanie couvre environ 90 % de ses besoins en riz de consommation locale, selon des données officielles divulguées en en 2024 déjà.
En 2024, le directeur général de la Société nationale pour le développement rural (Sonader), Hamada Ould Didi, avait en effet révélé, lors des journées de concertation des acteurs de la filière, que le pays assure près de 90 % du volume de la consommation nationale de riz, dans le cadre de sa stratégie visant l’autosuffisance en cultures de base.
Lors de la réunion tenue au siège du Premier ministère, Mokhtar Ould Djay a souligné que le soutien à la production nationale et le renforcement de la sécurité alimentaire constituent un « choix stratégique », conformément aux orientations du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, visant à consolider l’autosuffisance alimentaire, améliorer la compétitivité du produit local et renforcer la souveraineté alimentaire du pays.
Le chef du gouvernement a appelé les producteurs et les industriels à redoubler d’efforts pour améliorer les rendements et augmenter les niveaux de production, afin de garantir la disponibilité du riz en quantité et en qualité suffisantes, tout en assurant sa commercialisation à des prix compétitifs et en préservant le pouvoir d’achat des consommateurs.
Il a également réaffirmé l’engagement de l’État à accompagner les producteurs pour surmonter les contraintes liées à la production et à la commercialisation, en favorisant l’emploi de la main-d’œuvre nationale et le partenariat avec le secteur privé.
À l’issue de la réunion, le Premier ministre a ordonné la création d’un comité technique multisectoriel, avec la participation de la Fédération de l’agriculture, chargé d’élaborer un plan d’action définissant une stratégie agricole à long terme. Celle-ci portera notamment sur la stabilisation des prix, l’étude des sols, l’amélioration des semences, le développement des aménagements agricoles, l’accès à l’électricité et le désenclavement des zones de production.
Les autorités ont réaffirmé leur détermination à soutenir le développement du produit local et à lever les obstacles entravant son essor.
(avec Ami)