Suivi d’exécution des projets structurants : 104 marchés en cours et 43 achevés depuis juillet 2025

Le portefeuille des grands marchés publics de l’État compte actuellement 104 marchés en cours d’exécution, pour un financement global de 67 milliards d’ouguiyas (MRU), a indiqué le ministre chargé du Secrétariat général du gouvernement, Mokhtar Housseinou Lam, présentant le bilan de leur évolution entre le 1er mai et le 31 juillet 2026.

Selon le ministre, 43 marchés ont été achevés depuis juillet 2025, tandis que deux autres ont déjà fait l’objet d’une réception. Le portefeuille concerne 15 départements ministériels et couvre plusieurs secteurs considérés comme prioritaires pour le développement du pays.

Sur les trois derniers mois, le rythme d’exécution des marchés a progressé de 7,31 points, soit une moyenne de 2,44 points par mois. Le ministre relève toutefois un léger ralentissement, ce rythme étant inférieur au seuil de trois points enregistré au cours de la période précédente.

Le programme d’urgence de développement de Nouakchott, lancé le 20 janvier 2025, affiche pour sa part un taux d’avancement de 96 % au 31 juillet 2026, contre un délai consommé de 112 %. Entre mai et juillet, le niveau d’exécution du programme a progressé de trois points.

Le programme d’urgence consacré à la généralisation de l’accès aux services de base dans les régions connaît également une progression, malgré le démarrage plus lent de certains secteurs. Le ministre a appelé les parties prenantes à accélérer les travaux, notamment dans les domaines des routes, de l’agriculture et de la construction, afin de limiter les effets de l’hivernage sur les chantiers.

Parmi les réalisations présentées dans le cadre du programme de développement de Nouakchott figurent 472 nouvelles salles de classe opérationnelles dans les différentes wilayas et 28 centres de santé réalisés à Nouakchott, avec les équipements et le personnel nécessaires à leur fonctionnement.

Dans le secteur des transports, le réseau public transporte désormais environ 95 000 passagers par jour, grâce notamment à l’introduction de bus modernes et à l’amélioration du réseau dans le cadre du projet Mobilité 2026.

Le secteur de l’énergie connaît également des investissements avec la mise en place de trois centrales d’énergies renouvelables, qui devraient contribuer à porter la capacité de production de 600 à 1 200 mégawatts.

La production d’eau a, elle aussi, enregistré une hausse. À Idini, elle aurait augmenté de 60 000 m³, tandis qu’à Aftout Saheli, elle est passée de 125 000 à 250 000 m³. Des infrastructures sportives, notamment des stades et des maisons des jeunes, sont par ailleurs en construction à Sebkha et El Mina.

Le gouvernement prévoit de poursuivre cette politique d’investissement selon une programmation à court, moyen et long termes. Le ministre a indiqué que le programme d’urgence de développement de Nouakchott a été financé à hauteur de plus de 50 milliards d’ouguiyas, celui consacré à la généralisation de l’accès aux services de base bénéficiant d’une enveloppe de 270 milliards, tandis que le programme de développement de Nouadhibou est doté de 400 milliards d’ouguiyas. La deuxième phase du programme de développement de Nouakchott devrait prochainement démarrer.

En parallèle, l’État entend réduire ses dépenses de fonctionnement, notamment celles liées aux voyages et missions, à l’acquisition de véhicules et au matériel informatique. Le ministre a rappelé qu’une circulaire du Premier ministre interdit l’achat de véhicules de luxe et recommande aux administrations de se limiter aux équipements strictement nécessaires à leur fonctionnement.

À l’horizon de juillet 2029, le gouvernement ambitionne de surmonter une partie importante des défis auxquels le pays est confronté. Le ministre a notamment cité les progrès enregistrés dans le secteur de la santé, qui compte désormais 26 hôpitaux régionaux, départementaux et spécialisés et 50 centres de santé, dont 28 à Nouakchott.

Dans le cadre du recrutement de 3 000 fonctionnaires et agents contractuels de l’État, 1 200 postes sont réservés au secteur de la santé, afin de renforcer les ressources humaines et d’améliorer l’offre de soins.

Concernant la passation des marchés, le ministre a affirmé qu’aucun marché de gré à gré n’est utilisé pour les grands projets, insistant sur la transparence des procédures. Il a également souligné que l’accès aux marchés publics a été organisé selon un principe de spécialisation des entreprises, afin que chaque projet soit confié à des sociétés répondant aux critères techniques et professionnels requis.

Le ministre a ainsi défendu une approche fondée sur le suivi régulier des projets, la maîtrise des dépenses publiques et la réorientation des ressources vers les investissements structurants, avec l’objectif d’améliorer progressivement les services et les infrastructures du pays.

(avec Ami)

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